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Le saviez-vous ?

Cancer du sein : avez-vous pensé au dépistage ?

 

Vous avez entre 50 et 74 ans, vous ne présentez ni symptômes apparents, ni facteur de risque particulier en lien avec un cancer du sein ? Vous pouvez bénéficier du programme de dépistage du cancer du sein organisé tous les 2 ans ? Un courrier postal vous est envoyé vous invitant à réaliser une mammographie auprès d'un médecin radiologue.

 
Le dépistage consiste à effectuer un examen clinique des seins (examen réalisé directement sur le patient) ainsi qu'une mammographie (examen radiologique), l'ensemble étant pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais.
 
Pour les personnes âgées de moins de 50 ans et ne présentant aucun facteur de risque particulier, il est recommandé de ne pas réaliser de dépistage systématique. Quant aux personnes âgées de plus de 74 ans, le dépistage du cancer du sein devra faire l'objet d'une discussion avec le médecin traitant.
 
 
Pour en savoir plus sur le sujet, l'Institut national du cancer (INCa) apporte des réponses pratiques à toutes vos questions avec son site web dédié à la prévention et au dépistage du cancer du sein  :
 

c'est quoi un examen des seins ?

j'ai 40 ans, je suis inquiète et je veux faire une mammographie, comment faire ?

je n'ai pas reçu mon invitation, pourquoi ?

pourquoi ça fait mal une mammographie ?

surdiagnostic, surtraitement, qu'est-ce que c'est ?

pourquoi à 75 ans, tout s'arrête ?

et le cancer du sein chez l'homme ?

 

 


À savoir :

Selon l'INCa, 80 % des cancers du sein surviennent après l'âge de 50 ans. C'est la raison pour laquelle il est conseillé d'effectuer un dépistage du cancer du sein de manière régulière, l'objectif étant d'augmenter les chances de guérison des patients en cas de maladie.

 


Site de l'INCa

Source Service Public.fr
Photo Frantz Lecarpentier

 

Le DMP progresse toujours

Source Assurance Maladie 
Théragora le 13 septembre 2019

 

Un hashtag pour faire bouger vos enfants

 

Afin de prendre de bonnes résolutions dès la rentrée, la Fédération Française de Cardiologie encourage les parents à faire bouger leurs enfants et adolescents et à limiter leur temps d’exposition aux écrans. Une période propice pour leur faire reprendre de bonnes habitudes et intégrer l’activité physique à leur quotidien.

 

 

Au moins 1 heure par jour

Le constat est alarmant : depuis 40 ans, les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique[1], c’est-à-dire qu’ils courent moins vite et moins longtemps. En moyenne, un enfant courait 600 mètres en trois minutes en 1971, il lui en faut aujourd’hui quatre pour la même distance.

Comment en est-on arrivé là ? Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande aux 5-17 ans de pratiquer 60 minutes d’activité physique par jour, seul un enfant sur deux atteint ce niveau en France aujourd’hui. A l’école primaire, moins de la moitié des enfants pratiquent des jeux de plein air[2]. A 15 ans, c’est pire encore : seulement 14 % des garçons exercent une activité physique modérée à intense tous les jours et les filles ne sont que 6 %[3] ! Environ la moitié des adolescents ne bougent que pendant les cours d’éducation physique et sportive délivrés à l’école[4].

La généralisation de l’utilisation des transports motorisés pour se rendre à l’école contribue à cette diminution de l’activité physique : moins de 30 % des collégiens se rendent en cours à pied et ils sont seulement 4 % à y aller à vélo ou en trottinette[5]. Par ailleurs la surconsommation d’écrans renforce la sédentarité et la tendance à une mauvaise alimentation riche en sucres, graisses et sel ; au grignotage avec une consommation excessive de sodas. Les enfants de 3 à 17 ans passent en moyenne 3 heures par jour devant des écrans, moyenne qui monte à 4 heures 30 par jour chez les 13-18 ans en semaine et à 6 heures le week-end. Ce temps passé assis augmente fortement la sédentarité, considérée par l’OMS comme l’un des tout premiers risques de décès dans le monde[6].

 

 

Bouger du matin au soir

L’heure quotidienne d’activité physique recommandée jusqu’à 18 ans peut sembler beaucoup.

En réalité, il ne s’agit pas d’une heure consécutive. Les occasions de bouger sont donc multiples et variées au cours d’une journée pour un enfant. 

Pour les plus jeunes, les parents et l’entourage peuvent favoriser par exemple le fait de se rendre à l’école à pied ou en vélo. Dans les cas où la voiture est indispensable, pourquoi ne pas choisir de se garer à 500 mètres de l’établissement pour finir le trajet en marchant. A cet âge, les jeux collectifs (ballon, marelle, élastique) doivent être encouragés dans la cour et en dehors de l’école ainsi que le week-end les jeux en extérieur et les balades. 

Il est vrai qu’à l’adolescence, il devient plus difficile d’inciter les jeunes à bouger. Mais il existe des activités qui continuent à leur plaire, parce que ce sont des activités de groupe, qui leur permettent de se retrouver entre eux : sports collectifs, sports de glisse, danse, hip-hop, etc. Au-delà de ces activités physiques, cette population est très demandeuse de moments collectifs, comme des sorties en ville ou des sessions shopping, autant d’occasion de s’aérer en groupe.

 

Limitez le temps d'écran

Dans les faits, il est souvent compliqué de faire décrocher l’adolescent de son téléphone, de son ordinateur ou de sa tablette. Pourtant il en va de la responsabilité des parents et de l’entourage de fixer un cadre à l’utilisation des écrans et de montrer l’exemple grâce à une consommation modérée et au respect des interdits posés. Pour se repérer en matière de bonnes pratiques, voici ci-dessous les recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en matière de consommation d’écrans :

 

LES ENFANTS SONT FAITS POUR BOUGER… ET TOMBER PARFOIS !
#LAISSEZ-LESTOMBER

 

 

Pour mobiliser l’opinion publique sur les dangers de la sédentarité, la FFC a, avec l’agence Havas Paris Seven, réalisé un spot TV appelé « Les chutes », qui sera diffusé en cette rentrée 2019, du 23 au 29 septembre en TV et en digital. Pour le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et membre de la Fédération Française de Cardiologie, « Si on ne fait pas bouger davantage nos enfants nous préparons la première génération qui pourrait avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents ».

 

LES PARCOURS DU CŒUR SCOLAIRES, UNE OPPORTUNITÉ IDÉALE POUR BOUGER !

Avec cette campagne, la Fédération Française de Cardiologie incite également les parents et les enseignants à s’inscrire dès à présent pour préparer l’édition 2020 des Parcours du Cœur Scolaires qui se dérouleront du 21 mars au 1er juin. En 2019, 500 000 enfants de 2 900 établissements scolaires ont participé à cette vaste opération de prévention cardio-vasculaire dans toute la France. Les Parcours du Cœur Scolaires constituent un outil privilégié de mise en place du Parcours Educatif de Santé par le Ministère de l’Education Nationale dans les écoles, collèges et lycées ainsi qu’une réponse collective à la sédentarité des enfants. Pour en savoir plus et s’inscrire, rendez-vous sur https://www.fedecardio.org/les-parcours-du-coeur

 

 

Retrouvez toute l’actualité de la Fédération Française de Cardiologie sur www.fedecardio.org / Facebook / Twitter

La Fédération Française de Cardiologie lutte contre les maladies cardio-vasculaires depuis plus de 55 ans. Association reconnue d’utilité publique depuis 1977, elle est financée exclusivement grâce à la générosité du public et ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Présente partout en France, ses quatre missions sont : le soutien de la prévention, le financement de la recherche cardio-vasculaire, l’accompagnement des patients cardiaques et la promotion des gestes qui sauvent.



 

 


[1] Research priorities for child and adolescent physical activity and sedentary behavior: an international perspective using a twin-panel Delphi procedure, Grant Tomkinson – 2013

[2] Données ANSES – 2007

[3] Panorama de la santé, OCDE – 2016

[4] Etude INCA, ANSES - 2007

[5] Etat des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France, ONAPS – 2017 

[6] http://www.Who.Int/dietphysicalactivity/pa/fr/, OMS. Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé. Activité physique (Page consultée le 16 juillet 2018)

 
 

 

Les Français face à leur santé

La Fondation APRIL s’emploie depuis sa création à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé.

Comment prennent-ils leur santé en main ? Quels sont, selon eux, les facteurs contributifs à une bonne santé ? Qu’en est-il des bonnes pratiques au quotidien ? Leurs habitudes ont-elles évolué ?

Les Français sont-ils bien informés ? Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser via sa nouvelle étude sur « Les comportements des Français pour prendre leur santé en main », réalisée du 10 au 11 avril 2019 auprès de 1001 personnes.

 

 

 

Premier enseignement de cette étude : les opinions et les connaissances des Français évoluent ! Selon eux, ce sont désormais les facteurs comportementaux qui contribuent le plus à leur santé (à hauteur de 73%), ce qui dénote d’une prise de conscience des Français sur leur capacité à pouvoir agir sur leur état de santé. Cette prise de conscience est d’autant plus importante à souligner que c’est la 1ère fois depuis 2011, que les facteurs comportementaux prennent le pas sur les facteurs non comportementaux.

Et si aujourd’hui, les Français déclarent être attentifs notamment à leur alimentation et à leur sommeil et avoir une activité physique régulière, ces 3 principaux facteurs inhérents à une bonne prévention de leur santé ne sont pas tous traités avec la même importance par l’ensemble des Français…

 

 

POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2011, LES FRANÇAIS PENSENT QU’UNE BONNE SANTE DEPEND A 73 % D’ELEMENTS SUR LESQUELS ILS PEUVENT AGIR

 

Aujourd’hui, les Français pensent pouvoir agir directement sur leur état de santé dans certains domaines. L’alimentation est plébiscitée et constitue le facteur contribuant le plus directement à une bonne santé (44 %), suivie par l’activité physique (28 %) et par la limitation du tabac et de l’alcool (17 %).

 

L’étude met en exergue une nette prédominance des facteurs comportementaux dans ce qui contribue à la santé puisqu’ils ont été choisis par près des 3/4 des Français (73 %) au détriment des facteurs non comportementaux tels que l’environnement et le cadre de vie, le moral et l’épanouissement personnel, la facilité d’accès aux soins, le patrimoine génétique et la chance ou encore, les conditions de travail.

Depuis 2011 les études la Fondation APRIL n’ont cessé de montrer cette lente évolution jusqu’à parvenir en 2019 à une inversion des tendances. En effet, si on remonte ne serait-ce qu’à 2016, les résultats montraient alors que l’environnement (33 %) arrivait juste après l’alimentation (38 %) dans le classement des facteurs contributifs à une bonne santé, là où il arrive en 2019 en 4ème position (26% soit 7 points de moins). En 2016 toujours, les facteurs non comportementaux l’emportaient de 10 points dans le choix des Français sur les facteurs non comportementaux et de 21 points en 2012 !

Cette évolution s’explique par une prise de conscience de ce sur quoi les Français peuvent agir, prise de conscience probablement due en grande partie aux nombreuses campagnes de prévention santé déployées ces dernières années autour de la nutrition, de l’exercice physique et des addictions. Par ailleurs, si les Français sont majoritairement optimistes sur l’évolution à venir de leur alimentation (72 %) et de leur activité physique (62 % et ce résultat monte à 76 % chez les 18-24 ans), plus de la moitié d’entre eux restent pessimistes sur la manière dont vont évoluer d’autres facteurs (non comportementaux) tels que la qualité de leur environnement (56%) et leurs revenus (55 %).

 

 

LES FRANÇAIS CONNAISSENT-ILS LES BONS RÉFLEXES POUR RESTER EN BONNE SANTÉ ?

 

Plus de 8 Français sur 10 déclarent connaître les bons gestes et comportements à adopter en matière d’alimentation (91 %), de lutte contre la sédentarité et d’exercice physique (89 %) et de sommeil (86 %).

Mais dans les faits, ils sont seulement un peu plus de 1/3 à les connaître précisément (38 % pour l’alimentation, la lutte contre la sédentarité et l’exercice physique ; 34% pour le sommeil) quand plus de 50 % des Français ne les connaissent que dans les grandes lignes. Les meilleurs élèves se retrouvent plutôt dans les catégories socio-professionnelles supérieures, chez les Franciliens et les personnes de 65 ans et plus qui sont des populations généralement plus informées et donc plus réceptives aux campagnes de prévention. Ces campagnes ne semblent pas avoir eu le même impact sur les moins de 35 ans et les CSP-, alors que ce sont pourtant des catégories clés en matière de prévention santé.

 

 

QUELS SONT LES COMPORTEMENTS ADOPTÉS EN FAVEUR D’UNE BONNE SANTÉ ?

 

En matière d’alimentation et contrairement aux idées reçues, le comportement le plus pratiqué est le fait de limiter les aliments préparés : 67 % des Français déclarent privilégier régulièrement les produits bruts aux aliments transformés. 62 % limitent de façon régulière leur consommation de viande à 500 g par semaine. La consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour ainsi que la limitation des produits salés / sucrés sont aussi actées pour 53 % des Français. La consommation des produits bio quant à elle, n’arrive qu’en dernière position (38 %) dans les comportements des Français. L’ensemble de ces bonnes pratiques alimentaires est moins bien intégré par les catégories sociales modestes et par les jeunes. Quant aux nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (notamment poissons, légumes secs, fruits à coques et produits bio), elles sont encore un peu laissées de côté dans les réponses et nécessitent des communications plus fortes et offensives pour rentrer naturellement dans les moeurs des Français.

Les Français semblent par ailleurs avoir pris conscience de l’importance de la lutte contre la sédentarité, qui constitue aujourd’hui la 1ère cause de mortalité évitable dans le monde. 66 % des Français limitent ainsi le temps passé assis en se levant toutes les deux heures, 54 % déclarent faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour, mais seulement 42 % des interviewés pratiquent un sport de façon régulière. Enfin, la sédentarité semble moins marquée dans les grandes villes (64 % font régulièrement au moins 30 mn d’activité par jour).

En ce qui concerne le sommeil, les bonnes pratiques qui arrivent en tête sont les suivantes : limiter les grasses matinées (62 %), se lever et se coucher aux mêmes horaires (61 %) et faire de courtes siestes en cas de besoin en début d’après-midi (30 %). Mais (là aussi) les habitudes des Français évoluent, certaines dans le bon sens et d’autres non, notamment à cause de l’hyperconnexion, un nouveau phénomène qui concerne la grande majorité des Français puisque près d’un Français sur deux déclare ne jamais couper ses écrans une heure avant son coucher comme recommandé (49 %) contre seulement 23 % le faisant régulièrement. Une réalité encore plus prégnante chez les moins de 35 ans (58 % ne coupent jamais leurs écrans avant le coucher), plus accros aux écrans, une tendance déjà soulignée dans le Baromètre BVA pour la Fondation APRIL « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? », en Juin 2018 (les 18-34 ans passant en moyenne 6h28 par jour devant les écrans).

 

 

QUELLES SONT LES SOURCES D’INFORMATIONS PRIVILÉGIÉES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE DE SANTÉ ?

 

L’étude montre que les Français se tournent naturellement et en majorité (70 %) vers les professionnels de santé pour connaître les bons gestes et comportements à adopter pour être et rester en bonne santé. Une proportion encore plus importante chez les 50 ans et plus (80 %) ainsi que chez les personnes souffrant d’une maladie grave ou chronique (78 %). Les 18-24 ans quant à eux, ont tendance à se tourner en premier lieu vers leurs proches (41 %). Internet constitue une source d’information privilégiée pour seulement 35 % des Français (42 % pour les 35-49 ans sans doute plus aguerris aux outils informatiques), les médias (magazines, émissions TV et radio) n’étant consultés que par 29 % des Français.

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué au fil des années. Ilssont mieux informés et plus sensibilisés aux bons gestes à adopter pour être et rester en bonne santé. Ils ont désormais conscience de pouvoir agir sur leur santé et plus particulièrement sur les grands facteurs contributifs à la bonne santé tels que l’alimentation ou encore l’activité physique (la lutte contre la sédentarité, notamment). Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

Pour permettre à chacun d’être acteur de sa santé, il convient donc de poursuivre les campagnes de prévention et d’information pour tous, et notamment de diffuser largement les nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2018-2022.

Enfin, l’étude met en lumière les conséquences de l’exposition aux écrans sur la qualité du sommeil, une tendance déjà soulignée dans le sondage BVA pour la Fondation APRIL lors de son premier Baromètre présenté en Juin 2018 sur « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? ».

En 2019, la Fondation APRIL continue donc naturellement à s’intéresser à cette problématique et prépare, toujours en partenariat avec BVA, un second Baromètre pour fin juin qui explorera les liens et les impacts sur la santé entre « l’hyperconnexion, le sommeil et les fonctions cognitives ».

 

 

 


Juin/2019 FONDATION APRIL 
Photo Phovoir

 

 

Deuxième alerte canicule, précautions et conseils

Des campagnes de prévention solaires sont menées chaque année par les pouvoirs publics. Santé publique France et l’Institut national du cancer on publié en juillet 2018 le Baromètre Cancer 2015 (1)  dédié aux risques liés à l’exposition aux UV naturels et artificiels. L’occasion de rappeler, que le soleil n’est pas sans danger et que quelques habitudes simples permettent de s’en protéger et de préserver sa santé. 

 

 

Risque solaire : les gestes de prévention encore trop peu mis en œuvre 

Selon les données du Baromètre Cancer 2015, si 9 personnes sur 10 ont la conviction que l’exposition au soleil est une cause probable des cancers de la peau, leurs attitudes de protection restent à améliorer : 

 près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ; 

 la pratique de protection la plus fréquente est le port de lunettes de soleil (70 %), devant l’évitement des heures les plus ensoleillées (69 %) et le port d’un t-shirt (61 %) ; 

 seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ; 

 ces attitudes sont par ailleurs loin d’être systématiques. 

 

De manière générale, on observe que les personnes ayant la peau claire sont plus enclines à se protéger du soleil que les personnes aux peaux plus foncées. 

 

Des idées reçues fausses encore trop fréquentes 

 47 % de la population estiment que si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils sont sans conséquence à l’âge adulte. Une opinion qui augmente de 9 points en 10 ans. Ils étaient 40 % à le penser en 2010, 38 % en 2005 ;  or les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte et créent des dommages sur les yeux qui peuvent entraîner de graves problèmes de vue ; 

 24 % pensent que faire des UV artificiels avant les vacances permet de préparer sa peau pour se protéger du soleil ;  or le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel : il ne s’accompagne pas d’un épaississement de la peau. Loin de préparer la peau au soleil, les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ; 

 21 % pensent que les coups de soleil préparent la peau en la rendant moins vulnérable au soleil ;  or le coup de soleil est une brûlure de la peau ; 

 10 % estiment que mettre de la crème solaire une seule fois suffit à se protéger pour la journée, or l’application doit être renouvelée toutes les deux heures afin de maintenir une protection efficace

 

Les enfants mieux protégés que les adultes 

Les parents d’enfants de moins de 4 ans respectent davantage les gestes de prévention solaire pour leurs enfants et sont plus négligents pour eux même : 

 

 ainsi, 78 % des parents veillent à systématiquement faire porter un chapeau à leurs enfants mais ne sont plus que 13 % à y veiller pour eux même ; 

 l’exposition entre 12h et 16h est évité systématiquement pour 62 % des enfants et seulement pour 20 % des parents ; 

 enfin, le renouvellement de la crème solaire est assuré systématiquement toutes les deux heures chez 54 % des enfants et seuls 15 % des parents font de même pour eux. 

 

Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers 

L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail. Ainsi, pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel : 

 plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil ; 

 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12h et 16h. 

 Concernant les protections individuelles, le t-shirt est utilisé par 75 % des actifs, suivi du port de lunettes pour 47 % d’entre eux et du port d’un chapeau ou casquette pour 39 %. Seules 13 % des personnes interrogées déclarent appliquer de la crème solaire toutes les deux heures. 

 

L’emploi systématique ou fréquent des méthodes de prévention au travail est étroitement associé à celles utilisées en dehors du travail. 

1 Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population de 3 931 personnes âgées de 15 à 75 ans. 

Source INCa, Santé Publique France

 


Lire aussi sut Théragora, alerte canicule 

Le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) appelle à la plus grande vigilance en ces périodes de canicule annoncée.

 

 

Les cancers de la peau 

L’incidence des cancers de la peau est en constante augmentation depuis 30 ans. 


L’exposition aux rayonnements solaires est la cause principale des cancers de la peau. Il en existe deux grands types : 

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents. Ils surviennent généralement après l'âge de 50 ans, sur les zones découvertes du corps (visage, cou, épaules, avant-bras, jambes…). Ils sont le plus souvent dus à une exposition au soleil excessive et chronique. 

Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais c’est le plus grave des cancers de la peau, du fait de son « haut potentiel métastatique », c'est-à-dire de sa capacité à se propager rapidement à d'autres parties du corps. 

Les traitements des cancers cutanés sont d’autant plus efficaces que leur détection est faite précocement. L’infographie présente également les principaux signes pour reconnaître un mélanome. 

 

La contraception d'urgence

Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport non protégé : diverses circonstances peuvent exposer à un risque de grossesse non prévue. Dans ces situations, la contraception dite d’urgence (CU) constitue une solution de rattrapage qui permet de réduire le risque de grossesse non prévue.

Pourtant, selon les données du Baromètre de Santé publique France 2016 publiées ce jour, une grande majorité des moins de 30 ans méconnaissent les délais d’utilisation. Face à ce constat, le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France 
lancent une campagne de communication digitale sur la contraception d’urgence ayant pour objectif d’informer les jeunes, qu’en cas de doute, ils ont les moyens d’agir.

 

 

 

Contraception d’urgence : disponible sans prescription, anonyme et gratuite

Ces dernières années, les modalités d’accès à la contraception d’urgence et ses délais d’utilisation ont évolué. La contraception d’urgence est désormais disponible sans prescription médicale et de façon anonyme et gratuite aux mineures d’au moins 15 ans. Il est possible de se la procurer en pharmacie, dans un centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF), dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), mais aussi auprès de l’infirmière scolaire ou du service universitaire de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS) si l’on est étudiante.

La contraception d’urgence doit être prise si possible dans les douze heures après un rapport non ou mal protégé mais elle peut être prise dans les 3 jours ou 5 jours selon le médicament utilisé. 

 

La contraception d’urgence ne constitue pas une méthode de contraception régulière. Il s’agit d’une méthode de contraception de rattrapage qui bien utilisée représente une solution efficace pour faire face à un risque ponctuel de grossesse. 

 

Le manque de connaissance des délais d’utilisation de la contraception d’urgence persiste

Les résultats du Baromètre Santé 2016 montrent que 83% des moins de 30 ans connaissent le caractère gratuit de la CU pour les mineures et 82% savent qu’il est possible d’acheter une contraception d’urgence sans ordonnance directement en pharmacie.

 

Néanmoins, le niveau d’information des 15-30 ans sur les délais réels d’utilisation s’avère encore insuffisant :

  • seul 1% des moins de 30 ans connaît le délai maximum dont dispose une femme après un rapport sexuel pour éviter une grossesse non désirée : 5 jours ;
  • 17% des moins de 30 ans considèrent que la CU doit être prise dans un délai de 3 jours,
  • et environ 40% pensent que la contraception d’urgence est efficace uniquement si elle est prise dans les 24h après le rapport sexuel non ou mal protégé

 

Même si dans l’ensemble les connaissances des femmes sont meilleures que celles des hommes, elles restent insuffisantes pour assurer un bon usage de la CU. 

 

Une campagne de sensibilisation pour rappeler les délais d’efficacité de la CU

Cette campagne du Ministère des Solidarités et de la Santé et de Santé publique France a pour objectif d’informer les jeunes et plus particulièrement les 18-25 ans, qu’en cas de doute, il est possible de bénéficier d’une contraception d’urgence après le rapport sexuel non ou mal protégé.« Cette communication auprès des plus jeunes sur les délais d’utilisation de la CU est essentielle pour leur assurer une entrée dans la sexualité dans les meilleures conditions. Et bien que les filles soient les principales destinataires des informations relatives à la contraception et à la contraception d’urgence, il est important que ce message soit également entendu et intégré par les garçons afin qu’ils soient impliqués autour de cet enjeu qui concerne le couple et pas uniquement les jeunes filles » explique Nathalie Lydié, responsable de l’unité Santé sexuelle à Santé publique France.

 

 

Onsexprime.fr répond à toutes les questions que l’on peut se poser sur la contraception d’urgence : comment ça marche ? Où et comment se la procurer ? A qui s’adresser ? 

 

Pour en savoir plus :

Rahib D. Lydié N. Baromètre de Santé publique France 2016 : La contraception d’urgence : des délais de prise toujours sous-estimés. Saint‑Maurice : Santé publique France, 2019.

Le site choisirsacontraception.fr  créé par Santé publique France, permet de bénéficier d’informations, d’outils et de conseils sur les différentes méthodes de contraception régulières et d’urgence. On y retrouve notamment la fiche « Que faire en cas d’oubli de pilule ? », les questions les plus fréquentes sur la thématique, des témoignages. 




Source Santé publique France le 1er juillet 2019

 

Les comportements des Français pour prendre leur santé en main

La Fondation APRIL s’emploie depuis sa création à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé. Comment prennent-ils leur santé en main ? Quels sont, selon eux, les facteurs contributifs à une bonne santé ? Qu’en est-il des bonnes pratiques au quotidien ? Leurs habitudes ont-elles évolué ? Les Français sont-ils bien informés ? Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser via sa nouvelle étude sur « Les comportements des Français pour prendre leur santé en main », réalisée du 10 au 11 avril 2019 auprès de 1001 personnes.

 

 

 

 

Premier enseignement de cette étude : les opinions et les connaissances des Français évoluent ! Selon eux, ce sont désormais les facteurs comportementaux qui contribuent le plus à leur santé (à hauteur de 73%), ce qui dénote d’une prise de conscience des Français sur leur capacité à pouvoir agir sur leur état de santé. Cette prise de conscience est d’autant plus importante à souligner que c’est la 1ère fois depuis 2011, que les facteurs comportementaux prennent le pas sur les facteurs non comportementaux.

Et si aujourd’hui, les Français déclarent être attentifs notamment à leur alimentation et à leur sommeil et avoir une activité physique régulière, ces 3 principaux facteurs inhérents à une bonne prévention de leur santé ne sont pas tous traités avec la même importance par l’ensemble des Français…

 

POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2011, LES FRANÇAIS PENSENT QU’UNE BONNE SANTE DEPEND A 73 % D’ELEMENTS SUR LESQUELS ILS PEUVENT AGIR

 

Aujourd’hui, les Français pensent pouvoir agir directement sur leur état de santé dans certains domaines. L’alimentation est plébiscitée et constitue le facteur contribuant le plus directement à une bonne santé (44 %), suivie par l’activité physique (28 %) et par la limitation du tabac et de l’alcool (17 %).

L’étude met en exergue une nette prédominance des facteurs comportementaux dans ce qui contribue à la santé puisqu’ils ont été choisis par près des 3/4 des Français (73 %) au détriment des facteurs non comportementaux tels que l’environnement et le cadre de vie, le moral et l’épanouissement personnel, la facilité d’accès aux soins, le patrimoine génétique et la chance ou encore, les conditions de travail.

Depuis 2011 les études la Fondation APRIL n’ont cessé de montrer cette lente évolution jusqu’à parvenir en 2019 à une inversion des tendances. En effet, si on remonte ne serait-ce qu’à 2016, les résultats montraient alors que l’environnement (33 %) arrivait juste après l’alimentation (38 %) dans le classement des facteurs contributifs à une bonne santé, là où il arrive en 2019 en 4ème position (26% soit 7 points de moins). En 2016 toujours, les facteurs non comportementaux l’emportaient de 10 points dans le choix des Français sur les facteurs non comportementaux et de 21 points en 2012 !

Cette évolution s’explique par une prise de conscience de ce sur quoi les Français peuvent agir, prise de conscience probablement due en grande partie aux nombreuses campagnes de prévention santé déployées ces dernières années autour de la nutrition, de l’exercice physique et des addictions. Par ailleurs, si les Français sont majoritairement optimistes sur l’évolution à venir de leur alimentation (72 %) et de leur activité physique (62 % et ce résultat monte à 76 % chez les 18-24 ans), plus de la moitié d’entre eux restent pessimistes sur la manière dont vont évoluer d’autres facteurs (non comportementaux) tels que la qualité de leur environnement (56%) et leurs revenus (55 %).

 

 

LES FRANÇAIS CONNAISSENT-ILS LES BONS RÉFLEXES POUR RESTER EN BONNE SANTÉ ?

 

Plus de 8 Français sur 10 déclarent connaître les bons gestes et comportements à adopter en matière d’alimentation (91 %), de lutte contre la sédentarité et d’exercice physique (89 %) et de sommeil (86 %).

Mais dans les faits, ils sont seulement un peu plus de 1/3 à les connaître précisément (38 % pour l’alimentation, la lutte contre la sédentarité et l’exercice physique ; 34% pour le sommeil) quand plus de 50 % des Français ne les connaissent que dans les grandes lignes. Les meilleurs élèves se retrouvent plutôt dans les catégories socio-professionnelles supérieures, chez les Franciliens et les personnes de 65 ans et plus qui sont des populations généralement plus informées et donc plus réceptives aux campagnes de prévention. Ces campagnes ne semblent pas avoir eu le même impact sur les moins de 35 ans et les CSP-, alors que ce sont pourtant des catégories clés en matière de prévention santé.

 

 

QUELS SONT LES COMPORTEMENTS ADOPTÉS EN FAVEUR D’UNE BONNE SANTÉ ?

 

En matière d’alimentation et contrairement aux idées reçues, le comportement le plus pratiqué est le fait de limiter les aliments préparés : 67 % des Français déclarent privilégier régulièrement les produits bruts aux aliments transformés. 62 % limitent de façon régulière leur consommation de viande à 500 g par semaine. La consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour ainsi que la limitation des produits salés / sucrés sont aussi actées pour 53 % des Français. La consommation des produits bio quant à elle, n’arrive qu’en dernière position (38 %) dans les comportements des Français. L’ensemble de ces bonnes pratiques alimentaires est moins bien intégré par les catégories sociales modestes et par les jeunes. Quant aux nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (notamment poissons, légumes secs, fruits à coques et produits bio), elles sont encore un peu laissées de côté dans les réponses et nécessitent des communications plus fortes et offensives pour rentrer naturellement dans les moeurs des Français.

Les Français semblent par ailleurs avoir pris conscience de l’importance de la lutte contre la sédentarité, qui constitue aujourd’hui la 1ère cause de mortalité évitable dans le monde. 66 % des Français limitent ainsi le temps passé assis en se levant toutes les deux heures, 54 % déclarent faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour, mais seulement 42 % des interviewés pratiquent un sport de façon régulière. Enfin, la sédentarité semble moins marquée dans les grandes villes (64 % font régulièrement au moins 30 mn d’activité par jour).

En ce qui concerne le sommeil, les bonnes pratiques qui arrivent en tête sont les suivantes : limiter les grasses matinées (62 %), se lever et se coucher aux mêmes horaires (61 %) et faire de courtes siestes en cas de besoin en début d’après-midi (30 %). Mais (là aussi) les habitudes des Français évoluent, certaines dans le bon sens et d’autres non, notamment à cause de l’hyperconnexion, un nouveau phénomène qui concerne la grande majorité des Français puisque près d’un Français sur deux déclare ne jamais couper ses écrans une heure avant son coucher comme recommandé (49 %) contre seulement 23 % le faisant régulièrement. Une réalité encore plus prégnante chez les moins de 35 ans (58 % ne coupent jamais leurs écrans avant le coucher), plus accros aux écrans, une tendance déjà soulignée dans le Baromètre BVA pour la Fondation APRIL « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? », en Juin 2018 (les 18-34 ans passant en moyenne 6h28 par jour devant les écrans).

 

 

QUELLES SONT LES SOURCES D’INFORMATIONS PRIVILÉGIÉES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE DE SANTÉ ?

 

L’étude montre que les Français se tournent naturellement et en majorité (70 %) vers les professionnels de santé pour connaître les bons gestes et comportements à adopter pour être et rester en bonne santé. Une proportion encore plus importante chez les 50 ans et plus (80 %) ainsi que chez les personnes souffrant d’une maladie grave ou chronique (78 %). Les 18-24 ans quant à eux, ont tendance à se tourner en premier lieu vers leurs proches (41 %). Internet constitue une source d’information privilégiée pour seulement 35 % des Français (42 % pour les 35-49 ans sans doute plus aguerris aux outils informatiques), les médias (magazines, émissions TV et radio) n’étant consultés que par 29 % des Français.

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué au fil des années. Ilssont mieux informés et plus sensibilisés aux bons gestes à adopter pour être et rester en bonne santé. Ils ont désormais conscience de pouvoir agir sur leur santé et plus particulièrement sur les grands facteurs contributifs à la bonne santé tels que l’alimentation ou encore l’activité physique (la lutte contre la sédentarité, notamment). Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

Pour permettre à chacun d’être acteur de sa santé, il convient donc de poursuivre les campagnes de prévention et d’information pour tous, et notamment de diffuser largement les nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2018-2022.

Enfin, l’étude met en lumière les conséquences de l’exposition aux écrans sur la qualité du sommeil, une tendance déjà soulignée dans le sondage BVA pour la Fondation APRIL lors de son premier Baromètre présenté en Juin 2018 sur « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? ».

En 2019, la Fondation APRIL continue donc naturellement à s’intéresser à cette problématique et prépare, toujours en partenariat avec BVA, un second Baromètre pour fin juin qui explorera les liens et les impacts sur la santé entre « l’hyperconnexion, le sommeil et les fonctions cognitives ».

27/05/2019 FONDATION APRIL 

 

 


A propos de la Fondation APRIL

La Fondation APRIL, créée par le Groupe APRIL en 2008 est composée :

- d’un Conseil d’Administration dirigé par Roger Mainguy (Président de la Fondation APRIL) qui réunit des dirigeants du Groupe APRIL ainsi que Jean-Pierre Claveranne (Professeur des Universités, Fondateur de l’IFROSS à Lyon), Pierre-Henry Michaud (Avocat), Pierre Wolff (Docteur en médecine).

- d’un Comité Scientifique et Ethique constitué de Jean-Baptiste Capgras (Maître de conférences à l’IFROSS), d’Olivier François (Ancien directeur de l’IREPS Rhône-Alpes), du Docteur Pascal Gleyze (Chirurgien orthopédiste à l’Hôpital A. Schweitzer) et de Guillaume Rousset (Maître de conférences à la faculté de droit Lyon III, Viceprésident de l’université en charge des relations internationales).

La Fondation APRIL s’appuie également sur un réseau de chercheurs et de médecins qui la conseillent et partagent leur expertise, parmi lesquels Benjamin Putois, spécialiste en psychologie cognitive, sciences cognitives, et Thérapies Cognitives Comportementales, sur les questions liées au sommeil et Martine Duclos, professeur des Universités-Praticien Hospitalier, chef du service de Médecine du Sport au CHU de Clermont- Ferrand, endocrinologue et physiologiste pour ce qui concerne l’activité physique et Martine Laville, professeur de médecine, président du Centre européen de nutrition pour la santé (CENS), présidente du Conseil scientifique de l’Institut Paul Bocuse. La Fondation APRIL est dotée d’un budget annuel de 500 000 euros, soit 2,5 millions d’euros sur 5 ans.

 

Fondation APRIL Mai 2019

Théragora

 

1,6 millions de fumeurs en moins en deux ans

1,6 million de fumeurs en moins en deux ans, tels sont les résultats issus des Baromètres annuels de Santé publique France. Il s’agit d’une baisse d’ampleur inédite, de l’ordre de 12% en deux ans.

 

 

Après plusieurs années de stabilité, la prévalence du tabagisme, qui avait diminué d’un million entre 2016 et 2017, poursuit sa baisse avec 600 000 fumeurs en moins entre 2017 et 2018. La prévalence du tabagisme quotidien est, en 2018, de 25,4% ; elle a baissé de 4 points en deux ans. Il faut comprendre que 1,6 million de fumeurs en moins traduit non seulement l’arrêt du tabac par les fumeurs, mais aussi la réduction du nombre de jeunes qui entrent dans le tabagisme.

 

 

 

L’impact de la politique publique

Ces bons résultats traduisent l’impact de la politique publique cohérente, déterminée et de ses nombreuses mesures parmi lesquelles : l’augmentation régulière des prix du tabac ; la mise en place au 1er janvier 2017 du paquet neutre ; le remboursement des substituts nicotiniques ; des temps de communication récurrents et coordonnés portés par le ministère de la Santé, Santé publique France, l’INCa et l’Assurance maladie ; et bien sûr l’opération Mois sans Tabac, qui se déroule depuis 2016 tous les mois de novembre, événement majeur d’incitation au sevrage tabagique et à la « dénormalisation » du tabac.

 

 

Une baisse des ventes du tabac

La baisse de la prévalence explique en partie la diminution des ventes de tabac dans le réseau des buralistes. Toutefois, pour expliquer cette baisse des ventes, il convient également de prendre en considération les achats transfrontaliers en augmentation 2,3la contrebande, notamment par internet ou par l’intermédiaire des ventes de rue, qui se développent en raison des prix élevés du tabac, et le fait que les fumeurs quotidiens fument moins de cigarettes par jour. Ces derniers consommaient 13 cigarettes/jour en 2018 versus 13,3 en 2017 et 13,8 en 2010.

 

Des décès attribuables au tabac qui augmentent chez les femmes

Depuis 15 ans, le nombre de décès attribuables au tabac chez les femmes augmente de plus de 5% par an en moyenne. Ils témoignent du tabagisme féminin qui a progressé entre les années 1970 et 1990. Ces données dramatiques sont autant d’éléments de plaidoyer pour renforcer encore la lutte contre le tabagisme en France. Pour l’année 2015 tous sexes confondus, 75 000 décès sont attribuables au tabac, soit 13% des décès survenus en France métropolitaine.

 

 

Les données de prévalence 2018 étaient très attendues après le succès enregistré entre 2016 et 2017.

Le fait que nous observions une deuxième année de baisse témoigne de la réalité de cette diminution.

Dans ce contexte il faut maintenir les politiques publiques, voire les accentuer. C’est dorénavant possible avec les moyens financiers du Fonds de lutte contre le tabac, devenant Fonds de lutte contre les addictions. Ils permettent, en particulier, de communiquer tout au long de l’année sur le risque du tabac, et le bénéfice de l’arrêt, ce qui contribue très fortement à la « dénormalisation » du tabac. La baisse du tabagisme en France est un grand succès de la santé publique. Elle devrait se poursuivre, tant les politiques publiques sont devenues cohérentes sousl’impulsion de notre ministre de la Santé et du fait de la poursuite de l’augmentation du prix du tabac, donton connaît l’impact sur la prévalence du tabagisme.

 

 

Source Santé publique France BEH N°15 du 28 mai 2018 / F Burillon

Photo Phovoir

 

Les associations de patients pour l'e-santé mais sous conditions


Intitulée « L’e-santé vue par les patients : risque ou opportunité ? », cette enquête révèle une adhésion globale des associations de patients, assortie cependant de réserves, notamment en matière d’inégalités et de détérioration de la relation entre professionnels de santé et patients.

 

 

 

Un recours à l’e-santé largement plébiscité

A la question « êtes-vous a priori favorables au développement de l’e-santé ? », 76% des associations interrogées répondent « oui ». Les trois quarts (77%) estiment que l’e-santé est une solution efficace pour lutter contre les déserts médicaux. Pour 57% d’entre elles, le recours à la téléconsultation pourrait notamment permettre un meilleur accès aux soins et pallier le manque de médecins dans certaines spécialités.

Les associations sont aussi une majorité  à penser que l’e-santé peut avoir un impact positif sur la prévention, sur le suivi et l’adhésion au traitement (62%), sur le niveau et la qualité de l’information (65%), sur l’hygiène de vie (72%). En outre, la moitié des associations attendent des effets concrets du développement de l’e-santé sur le rôle des aidants.

Toutefois, 16% des répondants ne savent pas comment se positionner vis-à-vis de l’e-santé, probablement en raison d’un manque de connaissance ou d’information sur le sujet.

 

Entre bienveillance et réserves : des avis nuancés

En filigrane d’une perception globalement positive de l’e-santé, certaines craintes et réserves apparaissent néanmoins chez les associations de patients.

 

Niveau et qualité de l’information

Si deux tiers des associations attendent une amélioration du niveau et de la qualité de l’information avec le déploiement de l’e-santé, 20% des associations dont les adhérents sont majoritairement âgés (plus de 65 ans) craignent une dégradation de ces deux dimensions (contre moins de 9% des associations pour les autres classes d’âges).

 

Egalité ou inégalité entre citoyens

La majorité des associations (72%) pense que le recours croissant à l’e-santé risque de créer des inégalités en raison d’une absence d’équipement (73%) ou par manque de maîtrise de l’outil numérique (85%). Ce bilan fait apparaître une différence générationnelle puisque les craintes sont plus importantes chez les plus âgés (97% des plus de 65 ans contre 56% des moins de 20 ans, et 75% des 20-45 ans)1.

En parallèle, plus de 40% des répondants ne sont pas convaincus de l’intérêt de l’e-santé dans la prise en charge de la dépendance et du vieillissement : 20 % d’entre eux pensent que cela n’apportera pas d’amélioration et un quart reste neutre.

 « Pour éviter que l’e-santé n’engendrent des inégalités entre citoyens, pour que tous puissent disposer de la solution digitale utilement, il est absolument nécessaire d’assurer sa prise en main. [..]. Il est donc important de se mettre à la portée de l’utilisateur, de la conception à la diffusion d’une solution digitale.», explique Anne Buisson, Directrice adjointe de l’association François Aupetit (Afa Crohn RCH).

Pour Françoise Benon, Présidente de la Fédération nationale France-AVC : « Le développement de l’e-santé peut aussi être générateur d’inégalités entre citoyens, et cette inégalité viendrait du fait que certaines personnes, notamment les plus âgées en majorité, n’ont pas forcément un ordinateur ou un smartphone ».

 

Qualité de la relation entre professionnels de santé et patients

Alors que 61% des répondants jugent favorable l’impact de l’e-santé sur la prise en charge, des inquiétudes se font sentir sur la relation médecins et patients. Ainsi, même si près de la moitié des associations attendent une amélioration de cette relation, une sur cinq (20%) craint une détérioration. Et le déploiement de solutions de télémédecine accroît ces craintes : pour la moitié des associations, la diminution des échanges directs du fait des téléconsultations pourrait peser négativement sur les relations entre professionnels et patients.

Anne Buisson, Directrice adjointe de l’association François Aupetit (Afa Crohn RCH) explique : « Pour les malades, la qualité de la relation avec son médecin est très liée à l’écoute, à la disponibilité tout autant qu’à l’efficacité de la prise en charge. Si l'e-santé, sous certains aspects, peut largement améliorer la qualité de cette relation, il est difficile de savoir pour l’instant si elle aura, ou a déjà, un impact positif sur celle-ci ».

 

Pour une labellisation officielle des outils

Seulement 4 associations sur 10 considèrent que les données de santé sont bien sécurisées actuellement. Ce constat explique que plus de 8 associations sur 10 considèrent qu’il serait souhaitable d’augmenter les contraintes en matière de sécurité et de confidentialité. Quid des données avec le recours à la télémédecine ? Les associations sont partagées à ce sujet.

Si près d’une association sur deux pense que cette approche n’aura aucun impact sur la confidentialité des informations échangées, 21% estime que cela aura des répercussions défavorables.

Pour la majorité des associations, la labellisation officielle serait une initiative pertinente au regard des  problèmes de sécurisation et de confidentialité des outils numériques avec un accès à des données de santé. Plus de 3 associations sur 4 se positionnent ainsi en faveur d’une labellisation des dispositifs médicaux, des sites et plateformes de suivi2, des objets connectés et des applications de santé, par le ministère de la Santé ou une agence sanitaire publique. 

 

Expliquer et rassurer : une nécessité, surtout pour les plus âgés

Au vu des résultats, il apparaît nécessaire d’informer, d’expliquer l’intérêt du numérique, de créer de la réassurance pour favoriser une meilleure adhésion des associations et des patients. Sans cette démarche d’accompagnement centrée sur le patient, l’e-santé pourrait  peiner à s’imposer comme une solution durable et légitime au service de certains enjeux de notre système de soins.

Une attention particulière devra notamment être portée à certaines catégories de patients. En effet, les associations comptant davantage de membres âgés sont en effet nombreuses à émettre des réserves et à craindre - avec la numérisation du suivi médical - une automatisation impersonnelle de la prise en charge ou encore  une détérioration de la relation humaine. En effet si 75 % des moins de 20 ans s’attendent à un effet positif de l’e-santé sur la relation médecins patients, 30 % de plus de 65 ans s’attendent à un effet négatif.

 


SOURCE CLERCLE P / Enquête 12/018
En 2016, le laboratoire Pfizer a fondé un cercle de réflexion sur la place du patient dans la médecine de demain, réunissant des experts de différents horizons : le Cercle P. Ce cercle a lancé du 19 septembre au 24 octobre 2018 une grande enquête pour recueillir l’opinion des associations de patients sur l’e-santé et sur les conséquences liées à son développement.

 

Les dépenses de santé 2018

Verspieren, courtier en assurances de référence du marché français, présente les résultats de son baromètre annuel, qui s’appuie sur plus de 70 millions de données en matière de couverture Santé. L’augmentation des dépenses de santé est constante depuis plusieurs années : les frais de santé annuels par adulte s’élèvent en moyenne à 1 129,30 € en 2018 (+ 4,30 € sur un an), pour un reste à charge de 54,60 % de la facture avant complémentaire santé (+ 1,59 point sur un an).

 

Dans un contexte de mise en place de la réforme 100 % Santé par le Gouvernement, synonyme de reste à charge zéro pour le salarié et ses ayants droits, qui va progressivement se mettre en place jusqu’en 2021 en optique, dentaire et audition, Verspieren constate une hausse constante des frais de santé pour les Français. Selon les données analysées, il apparaît que la facture annuelle moyenne d’un adulte a augmenté de 1,30 % passant de 1 115 € en 2016 à 1 129,30 € en 2018.

 

En régions de très fortes disparités toujours observées

La zone PACA – Corse est toujours la plus consommatrice de soins médicaux, avec en moyenne 1 357,26 € de dépenses par an et par personne et une hausse record de 168,74 € sur un an. En seconde position arrive l’Ile-de-France, avec 1 230,79 € par an et par personne (+ 74,44 €). La région Occitanie complète le podium, avec 1 143,78 € par an et par personne, et des frais de santé en hausse de 70,61 € par an et par personne. La Bretagne quant à elle, est toujours la région avec les frais de santé les plus faibles avec 836,72 € par an et par personne, en baisse de 27,96 €.

 

 

 

Zoom sur les soins de la nouvelle réforme 100% santé

 

Le dentaire

En 2018, 33% des assurés ont consulté au moins une fois un dentiste et le coût moyen de leurs soins dentaires s’élèvent à 31,70 €. Alors que les prothèses dentaires ont un coût moyen de 754,75 € en région PACA, ce soin est facturé 493,33 € en région Bretagne. Les implants quant à eux ont un coût de 1 609 € en région Ile-de-France et sont facturés 648,61 € supplémentaires en région PACA,
(2 257,61 €).

 

L’optique

Le forfait pour une paire de lunettes est plus avantageux en région PACA avec un coût moyen de 435,29 € alors qu’en Ile-de-France il faut compter 520 € pour cette prestation. Pour la monture, elle est facturée 153,51 € en Pays de la Loire alors qu’en Ile-de-France il faut débourser 173,75 €.

 

Les audioprothèses

Dans un marché en constante progression, le coût moyen des prothèses auditives s’élève à 1 779,40 € en Bretagne alors que la facture est de 1 357,22 € en région Centre Val de Loire.

 

 


Source Verspieren mai 2019 / Théragora 

 

Alcool, nouvelles normes de consommation

Les comportements des Français vis-à-vis de l’alcool, leurs modes de consommation, les risques pour la santé et leur perception, l’impact sur la mortalité, tout comme les modes d’approvisionnement des jeunes de 17 ans auxquels la vente d’alcool est interdite, forment un ensemble de connaissances qui permettent de fonder les stratégies de prévention des consommations excessives d’alcool et d’adapter au mieux les interventions et actions de prévention. 

 

Ainsi, nous constatons : 

• une consommation d’alcool en France qui reste, en 2017, à un niveau élevé et relativement stable par rapport aux années précédentes : la quantité d’alcool pur consommée par habitant de plus de 15 ans est équivalente à celle de 2013 (11,7 litres). 

• une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe (JB Richard et coll.). Ainsi, 

– les consommations quotidiennes d’alcool s’observent essentiellement chez les 65-75 ans (26%) ; elles ne sont que 2,3% chez les 18-24 ans. En moyenne, 10% des 18-75 ans déclarent consommer de l’alcool chaque jour et les hommes trois fois plus que les femmes ;

 – à l’inverse, les ivresses régulières (au moins dix ivresses au cours des 12 derniers mois) s’observent principalement chez les jeunes de 18 à 24 ans et concernent 19,4% d’entre eux en 2017, contre moins de 1% des plus de 55 ans.

Les données de l’enquête Escapad (OFDT) chez les jeunes mineurs de 17 ans (A Philippon et coll.) confirment les données sur l’ivresse ; ils étaient 16,4% à déclarer avoir connu trois alcoolisations ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête. Les mêmes jeunes mineurs interrogés dans le cadre de l’enquête Escapad n’éprouvent aucune difficulté à s’approvisionner en alcool ; ceux qui ont déclaré avoir bu des boissons alcoolisées dans le mois les ont achetées en magasin pour 91% d’entre eux ; ils sont même 77,5% à en avoir consommé dans un débit de boisson.

L’interdiction de vente aux mineurs peut donc être considérée comme non respectée.

• qu’il existe une frange de très gros buveurs : 10% des 18-75 ans boivent à eux seuls 58% de l’alcool consommé.

• que l’impact très élevé de l’alcool sur la mortalité se confirme. C Bonaldi et C Hill ont actualisé les fractions de mortalité attribuables à l’alcool qui dataient de 2009. Ils estiment à 41 000 le nombre de décès attribuables à l’alcool en France en 2015 : 30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme. L’alcool serait responsable en France de 7% des décès. C’est plus que ce qui est observé dans nombre d’autres pays européens.
Le fardeau sanitaire global lié à la consommation d’alcool est en effet très important, comme le confirme une récente étude mondiale parue dans la prestigieuse revue médicale anglaise The Lancet, intégrant 195 pays 1. Les minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool sont réduits à néant par ses effets délétères. Les auteurs montrent que boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité, n’est pas sans risque pour la santé. Pour résumer les résultats de l’étude, l’une de ses auteurs, le Pr E. Gakidou, conclut : Less is better, none is best.

 

Il est donc nécessaire de réduire la consommation d’alcool pour en limiter les risques sanitaires et les dommages sociaux. Mais comment concilier le fait que la consommation occasionnelle d’alcool soit, pour une majorité de Français, synonyme de plaisir et de convivialité alors que ses usages sont à l’origine d’une très forte morbidité et mortalité dans notre pays et partout où il est consommé dans le monde ?

 

 

Développer une stratégie de réduction de risques

La solution de réconciliation est d’aborder la consommation d’alcool selon une stratégie de réduction des risques. Un travail d’expertise scientifique réalisé sous l’égide de Santé publique France et de l’Institut national du cancer (INCa), rendu public en mai 2017, ouvre la voie 2. Après avoir analysé les risques, les experts ont estimé qu’il fallait trouver un compromis entre les risques attribuables à l’alcool au sein d’une population donnée et le risque acceptable pour un individu qui choisit d’en consommer en connaissance de cause.

Sur la base de ce ratio « risque/plaisir », ils ont fixé des repères pour la consommation. Ils recommandent ainsi aux personnes choisissant de consommer de l’alcool de ne pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation, ce qui peut se traduire par : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ».

Ces repères sont d’autant plus attendus qu’ils s’inscrivent dans une tendance à la régulation constatée au sein de la population française. Ainsi, parmi les consommateurs d’alcool, le pourcentage de ceux qui consomment au moins un verre par jour est passé de 24% en 1992 à 10% en 2017. I Obradovic et MA Douchet montrent bien, dans leur focus sur l’étude Aramis, comment les jeunes développent des stratégies d’auto-réduction de risques et des systèmes de régulation solidaire ; jeunes qui sont demandeurs de repères...

Les Français ont donc déjà amorcé une synthèse raisonnable, conciliant plaisir et consommation à moindre risque. Promouvoir ces nouveaux repères de façon concordante, quel qu’en soit l’émetteur – pouvoirs publics, producteurs, industriels, débitants… – serait une bonne manière de leur montrer qu’ils ont fait le bon choix : le choix d’une consommation à moindre risque. 

 

Source Bourdillon F. Éditorial. Alcool et réduction des risques. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(5-6):88-9. 
http://invs.santepublique france.fr/beh/2019/5-6/2019_5-6_0.html


Références

[1] GBD 2017 Risk Factor Collaborators. Global, regional, and national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990-2017: A systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet. 2018;392(10159):1923-94.

[2] Santé publique France, Institut national du cancer. Avis d’experts relatif à l’évolution du discours public en matière de consommation d’alcool en France. Saint-Maurice: Santé publique France; 2017. 149 p. https://www.santepubliquefrance. fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discourspublic- en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-Franceorganise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca

 

 

Le déclin du temps de sommeil

Santé publique France dans son numéro du 12 mars du BEH se penche sur le sommeil des français et constate pour la première fois que celui-ci passe sous la barre des 7 heures recommandées par nuit. Le sommeil est reconnu, par tous et depuis toujours, comme un facteur essentiel d’équilibre psychologique et de récupération physique et mentale, quel que soit notre âge, notre environnement, notre état de santé. Il est aussi un plaisir indissociable du repos, du temps personnel et familial, un moment intime de nos habitudes de vie. Ce sommeil est-il en train de disparaître ?

 

Un déclin de sommeil préoccupant 

Le déclin du temps de sommeil est en effet préoccupant, tant il parait toucher de manière inexorable nos civilisations connectées. Car partout de par le monde, du Brésil au Japon, des États-Unis à la Chine, de l’Europe à l’Australie, le constat est le même : la proportion de petits dormeurs, en dette de sommeil, ne cesse d’augmenter. Face à une accélération des rythmes où chacun se veut présent au monde et connecté à tout moment, le sommeil peut apparaître comme un temps facultatif, et il est en effet bien malmené dans la compétition quotidienne qu’il mène face aux loisirs et au travail.

Les enquêtes du Baromètre de Santé publique nFrance sur le sommeil présentées dans ce BEH montrent que ce déclin est d’abord celui du temps de sommeil total des adultes dans la semaine : en moyenne 6 heures 42 minutes par 24 heures en 2017, soit pour la première fois en dessous des 7 heures nminimales quotidiennes habituellement recommandées pour une bonne récupération 1.

 

1/3 des français dort moins de 6 heures par nuit

Mais ce déclin est aussi visible dans la proportion, toujours plus élevée dans la population française, de courts dormeurs, ceux qui dorment moins de 6 heures par nuit et représentent dans cette étude 35,9% des sujets. Plus d’un tiers des Français dorment donc moins de 6 heures. Or on sait par de très nombreuses études épidémiologiques que dormir moins de 6 heures est associé à un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents. Dormir moins de 6 heures réduit aussi la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité et perturbe les relations familiales ainsi que la qualité de vie et de travail.

 

Quelles sont les causes du déclin de sommeil ?

Le travail de nuit en est une reconnue. En France, le nombre de travailleurs de nuit est passé de 3,3 millions (15,0% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013 2. Or, on sait que les travailleurs denuit dorment en moyenne une heure de moins que les travailleurs de jour, donc l’équivalent d’une nuit de moins par semaine et de 40 nuits de moins par an.

Les conséquences sanitaires du travail de nuit ont été récemment analysées et publiées dans un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 3 qui confirme combien les travailleurs de nuit ont significativementdavantage de risques de maladies métaboliques, cardiovasculaires, d’accidents et, pour les femmes, de risques lors de la grossesse et de cancer du sein.

Le temps de trajet ou de « connexion » entre domicile et travail est aussi probablement un déterminant fort du déclin du sommeil dans nos mégapoles, de nmême que pour les habitants des zones rurales de plus en plus éloignés des centres de vie active et qui conduisent entre deux et trois heures par jour, rentrant de plus en plus tard, partant de plus en plus tôt et grignotant sur leur temps de sommeil. L’analyse des données du Baromètre de Santé publique France 2017 confirme cette inégalité sociale et territoriale de santé, mettant en évidence que les personnes les moins diplômées ou vivant dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants courent plus de risque d’être courts dormeurs 4.

Le déclin de sommeil est aussi lié, comme chacun peut l’observer, au surinvestissement des adultes comme des enfants dans le temps passé face à des écrans : smartphones, tablettes, ordinateurs et abondance de l’offre culturelle et de divertissementvia ces outils, à toute heure de la soirée et même de la nuit, perturbent le temps dévolu au sommeil. Ce comportement, que certains qualifient d’addictif, nuit maintenant gravement à la continuité et à la durée du sommeil quotidien.

Le sommeil insuffisant est aussi lié à notre environnement nocturne. Le bruit est reconnu comme l’un des premiers perturbateurs du sommeil. Ainsi, par exemple, le sommeil est l’un des indicateurs les plus importants de l’exposition au bruit des avions selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, l’étude prospective DEBATS est menée autour des aéroports pour mesurer l’impact du trafic aérien sur le sommeil des riverains. En ville, le bruit des deux roues motorisés et celui des terrasses de café devenues espaces fumeurs ont aussi été maintes fois mesurés comme perturbateurs. Enfin la pollution lumineuse de nos villes de plus en plus éclairées et le réchauffement climatique ont aussi été évoqués comme agissant négativement sur le sommeil des citadins.

 

Mieux connaître le sommeil pour mieuxle préserver

Ce déclin du temps et de la qualité du sommeil ne doit pas être une fatalité. Trop souvent oublié des stratégies de santé publique, le sommeil est, comme l’alimentation et l’exercice physique, une question essentielle d’information, de sensibilisation et d’éducation pour la santé. Il convient de prendre en compte les divers facteurs du déclin du sommeil en intégrant ces questions dans des politiques de santé publique intersectorielles afin de pouvoir agir sur les environnements.

Plusieurs domaines de prévention pourraient être proposés et évalués.

 

Informer sur le sommeil des Français

C’est l’objectif du Baromètre de Santé publique France qui, depuis plus de 15 ans, intègre des items sommeil pour mieux décrire et comprendre les habitudes et pathologies du sommeil. C’est en observant mieux les causes de dette et de privation de sommeil qu’on peut orienter une information de qualité et convaincante ainsi qu’une politique de santé du sommeil vers ceux qui sont les plus touchés : actifs employés ou agriculteurs, célibataires, personnes à la situation socioéconomique difficile et fumeurs quotidien, par exemple.

Promouvoir ce qui permet d’améliorer le sommeil

• Soigner l’environnement de sa chambre. Préserver son sommeil c’est aussi protéger l’environnement de sa chambre. Idéalement, elle doit être silencieuse, en tout cas bien isolée du bruit des transports extérieurs. Elle doitaussi être suffisamment obscure, en se protégeant de l’éclairage extérieur, car la lumière continue à passer par les paupières fermées au cours de la nuit et perturbe la sécrétion de mélatonine. Les leds ou autres lumières d’alarme doivent être évitées, ainsi que les sonneries des courriels et des téléphones. La température idéale est de 18 °C. Une literie de qualité aide au sommeil. Il est frappant de constater, lorsqu’on demande des photos de leurs chambres à des patients insomniaques, à quel point ces conseils de bon sens ne sont pas respectés.

• Inciter à la sieste quand cela est possible. La pratique de la sieste est très simple et sans coût. Il est démontré que lorsqu’elle est bien faite (20 à 30 minutes), elle a une efficacité  sur le temps de réaction et la qualité de l’éveil suivant la sieste, elle a aussi des bienfaits biologiques en luttant contre l’état inflammatoire lié à la privation de sommeil. À l’école, comme dans l’entreprise chez les travailleurs de nuit, ou chez les chauffeurs professionnels amenés à faire de longues routes, la sieste a été démontrée comme efficace et préventive. Il est aisé de la proposer plus largement.

• Étendre ses heures habituelles de sommeil. L’extension de sommeil est aussi d’une grande efficacité pour faire face à des périodes difficiles de travail, d’examen, de voyage. Le principe, et uniquement lorsqu’on ne souffre pas d’insomnie, est d’étendre ses heures habituelles de sommeil dans la semaine qui précède la période difficile. Grâce aux périodes démontrées d’élasticité et de plasticité du sommeil, chacun peut ainsi prendre des réserves pour affronter des périodes de restriction.

• Promouvoir l’activité physique. Plusieurs revues d’experts et de la littérature ont montré aussi qu’un exercice physique modéré et régulier améliorait le sommeil lent profond et diminuait les symptômes d’insomnie. Il est cependant conseillé de ne pas faire cet exercice le soir trop près du coucher.

• Améliorer son alimentation. Il y a aussi des liens précis entre alimentation et sommeil : les sucres lents ou rapides sont à préférer lors du repas du soir et l’alcool à éviter.

 

Le déclin n’est pas une fatalité

Une fois son sommeil et ces règles simples mieux connues, il nous semble tout à fait possible de redonner sa chance au sommeil et de lutter contre son déclin, qui n’est pas une fatalité. Quelques conseils simples peuvent être déclinés et évalués sur des groupes pilotes ciblés en distinguant bien ce qui relève du comportement individuel et de la nécessaire modification de son environnement.

Agir sur les comportements individuels :

• encourager le développement d’outils d’auto-mesure simples et validés (applications, objets connectés) permettant d’évaluer son temps de sommeil ;

• favoriser les périodes de repos prolongées entre deux cycles de travail de nuit permettant de grandes nuits de sommeil préventives et protectrices de la privation ;

• encourager les noctambules et festifs de nos villes et les deux roues motorisées bruyantes à un meilleur respect du sommeil des riverains…

Agir sur les environnements :

• faciliter chez les étudiants et lycéens un début des cours plus tardif, leur permettant de s’adapter au décalage de l’horloge biologique des adolescents sans perdre trop de sommeil ;

• aménager des espaces de sieste dans les établissements d’éducation, les entreprises, certains wagons réservés des transports en commun, les aires d’autoroute ou certains espaces publics ;

• favoriser en entreprise la prise d’horaires de travail décalés et adaptés au profil soir-matin des employés, tout en respectant le temps de travail, la fonction, favoriser le télétravail lorsqu’il est possible…

 

Ces idées comme bien d’autres doivent être proposées et évaluées, en soutenant les initiatives citoyennes dans le cadre d’une meilleure prise de conscience encouragée par les autorités de santé, pour que le déclin du sommeil ne soit plus dans l’avenir une fatalité. ■



Références

[1] Léger D, Zeghnoun A, Faraut B, Richard JB. Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);149-60. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_1.html

[2] Cordina-Duverger E, Houot E, Tvardik N, El Yamani M, Pilorget C, Guénel P. Prévalence du travail de nuit en France : caractérisation à partir d’une matrice emplois-expositions. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);168-73. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_3.html

[3] Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective. Juin 2016. 430 p. https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99ansesconfirme-les-risques-pour-la-sant%C3%A9-li%C3%A9s-autravail-de-nuit.

[4] Andler R, Metlaine A, Richard JB, Zeghnoun A, Léger D. Sommeil et consommation de substances psychoactives : résultats du Baromètre santé de Santé publique France 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9):161-8. http://invs.sante publiquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_2.html

 

 


Léger D & Bourdillon F. Éditorial. Le déclin du temps de sommeil en France n’est pas une fatalité. Bull Epidémiol Hebd. 2019; (8-9):146-8. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/ 8-9/2019_8-9_0.html

 

Se débarrasser des punaises de lit

 

L'ARS Ile de France publie les recommandations pour venir à bout des punaises de lit

 

 

 

Cancer colorectal, détecté à temps il se guérit 9 fois sur 10

Cancer colorectal : 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an

 

Un test efficace existe : il est important que les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans participent au dépistage

Avec près de 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an, le cancer colorectal reste le 2e cancer le plus meurtrier. Malgré un test qui a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses, la population cible du dépistage organisé (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme) reste encore trop peu nombreuse à participer. En effet, les derniers chiffres publiés par Santé publique France annoncent un taux de participation de 33,5 % versus les 45 % jugés acceptables au niveau européen. Pourtant, détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.

L’Institut national du cancer appelle chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de cet enjeu de santé publique et de ce dépistage qui peut sauver des vies.

 

 

La fiabilité du test de dépistage est confirmée

Intégré en avril 2015 dans le programme national de dépistage organisé, le test immunologique de dépistage a démontré ses bonnes performances en termes de détection de cancers et de lésions précancéreuses. Ainsi, selon l’évaluation épidémiologique conduite par Santé publique France, le nouveau test permet de détecter 2,4 fois plus de cancers et 3,7 plus d’adénomes avancés (lésions précancéreuses) que l’ancien test au Gaïac. Sur une période de 8,5 mois en 2015 (14 avril au 31 décembre), le programme a permis de détecter près de 4 300 cancers et près de 17 000 adénomes avancés (lésions précancéreuses).

 

Alors que les autorités de santé, dans le programme national de dépistage, mettent à la disposition de la population cible un test qui a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances, cette situation n’est pas satisfaisante. D’autant que ce test, remis par le médecin traitant à l’occasion d’une consultation, est facile d’utilisation et s’effectue à son domicile.

 

Dans ce contexte, l’Institut national du cancer se mobilise afin que le grand public prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser le dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison. Il rappelle également qu’une consultation chez le médecin traitant est l’occasion d’aborder le sujet. Enfin, l’Institut a fait du dépistage du cancer colorectal une action prioritaire pour l’année 2018.

 

Le test de dépistage en pratique

Ce test est simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi que la fiche d’informations transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe. Visionnez le mode d’emploi vidéo du test de dépistage.

 

L'intérêt du paquet neutre pour dénormaliser le tabac

Paquet neutre : les fumeurs gênés de sortir leur paquet à la vue de tous, à cause de son aspect, sont deux fois plus nombreux (résultats des Baromètres santé 2016 et 2017)

 

À l’occasion des deux ans de la mise en place du paquet neutre, Santé publique France publie les premiers résultats évaluant les effets de cette mesure sur la perception qu’ont les fumeurs vis-à-vis de leur paquet de tabac.

 

Obligatoire depuis le 1er janvier 2017, la France fait partie des premiers pays à avoir adopté le paquet neutre pour lutter contre le marketing des industriels et dénormaliser les produits du tabac.

 

Cette étude de Santé publique France compare les perceptions des fumeurs avant et après l’introduction du nouveau paquet. On observe ainsi que :

 

1.      entre 2016 et 2017, la part de fumeurs qui déclare que l’aspect de leur paquet de cigarettes leur plaît a été divisée par trois. Elle est passée de 53% en 2016 à 16% en 2017.

 

2.      Les fumeurs gênés de sortir leur paquet à la vue de tous, à cause de son aspect, sont deux fois plus nombreux en 2017 (12%) par rapport à 2016 (6%).

 

3.      L’attractivité du paquet liée à son aspect a connu une baisse importante chez les 18-24 ans.

 

L’effet de chaque mesure de lutte anti-tabac, prise séparément, sur la prévalence du tabagisme est difficilement mesurable en France, en raison de leur mise en place simultanée en 2016-2017. Le nouveau conditionnement des produits du tabac (agrandissement des avertissements sanitaires et paquet neutre) a certainement eu un impact sur la perception des fumeurs de leur paquet :

-        à la fois sur l’appréciation du paquet qui diminue fortement, notamment auprès des jeunes adultes,

-        et sur la gêne de sortir son paquet, qui augmente significativement.

 

Cette mesure a probablement contribué, dans un contexte de lutte contre le tabagisme particulièrement fort, à dénormaliser encore un peu plus les produits du tabac en France.

 

 

Source Santé Publiqye France 17/01/2019
Illustration Frantz Lecarpentier

 

 

L'hygiène dans la cuisine

La prévention et la maîtrise des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire ont contribué à une amélioration significative de la qualité microbiologique des aliments. Pourtant, en 2011, 38 % des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire déclarés en France sont survenus dans le cadre familial. La méconnaissance des voies d’entrée, des transferts, de la multiplication et de la survie des micro-organismes dans la cuisine est réelle chez les consommateurs. Afin d’aider le consommateur à limiter les risques de contamination à son domicile, plus particulièrement dans sa cuisine, voici, selon l’Anses, les dix mesures prioritaires de prévention.

 

 

  • 1. Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec de l'eau et du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne. 
  • 2. Eviter de préparer les repas en cas de symptômes de gastro-entérite. En cas d’impossibilité de se faire remplacer, être très vigilant sur le lavage des mains et privilégier des aliments nécessitant peu de préparation.
  • 3. Si des aliments se répandent dans le réfrigérateur, nettoyer sans tarder au détergent les surfaces salies. Un nettoyage complet du réfrigérateur doit être pratiqué autant que nécessaire et au moins une fois par an. 
  • 4. A chaque type d’aliment sa planche à découper : en réserver une à la viande et aux poissons crus, et une autre aux produits cuits et aux légumes propres. Une fois les aliments cuits, ne pas réutiliser les plats et ustensiles utilisés pour les transporter crus.
  • 5. Pour limiter le risque de multiplication des micro-organismes, ne pas conserver les aliments plus de 2 heures à température ambiante avant réfrigération.
  • 6. Pour la conservation des produits traiteurs, plats cuisinés, pâtisseries à base de crème, ou aliments « très périssables » non préemballés, sur lesquels ne figure pas de date limite de consommation, une durée inférieure à 3 jours est fréquemment recommandée. Demander conseil aux commerçants. 
  • 7. Maintenir la température à 4°C dans la zone la plus froide du réfrigérateur et vérifier l’étanchéité de ses portes.
  • 8. Pour les protéger des pathogènes, la consommation de la viande hachée bien cuite à cœur est recommandée aux jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.  
  • 9. La consommation de viande ou de poisson cru (en tartare ou carpaccio) et de produits laitiers au lait cru (à l’exception des fromages à pâte cuite pressée comme le gruyère ou le comté) est fortement déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.
  • 10. Les repas et biberons de lait des nourrissons nécessitent une attention particulière : ne pas les conserver plus de 48 heures à 4°C. Pour les bébés les plus sensibles aux infections, privilégier des préparations stériles sous forme liquide.

 

Source ANSES 2017/2018

 

Efficacité du paquet neutre chez l'adolescent

Suite à l’instauration début 2017 des paquets de tabac neutres en France, les adolescents sont de moins en moins nombreux à fumer leur première cigarette. Ces résultats publiés dans la revue Tobacco Control, dans le cadre d’une étude menée par l’Inserm et financée par l’Institut national du cancer, montrent en effet que 1 jeune sur 5 de 12 à 17 ans a expérimenté le tabac en 2017 contre 1 jeune sur 4 en 2016. Cette enquête téléphonique ayant interrogé 2 000 adolescents avant la mise en place des paquets neutres et 2 000 autres exactement un an après, témoigne également d’un net recul de l’attractivité du tabagisme auprès des jeunes, soutenant ainsi l’efficacité de cette mesure sur un public particulièrement sensible au marketing. 

 

 

 

Dans le cadre du renforcement de la campagne anti-tabac initiée en France fin 2016, les paquets de tabac neutres ont été instaurés sur le marché français au 1er janvier 2017. Ceux-ci ont tous la même forme, la même taille, la même couleur, la même typographie, sont dénués de logos et sont porteurs de nouveaux avertissements sanitaires visuels mettant en avant la dangerosité du tabagisme. Parmi les objectifs de cette uniformisation des packagings : la réduction de l’attractivité et la dénormalisation du tabagisme pour entraîner à terme la diminution du taux d’initiation au tabac, en particulier chez les jeunes de 12 à 17 ans, particulièrement sensibles au marketing. 

 

Afin d’examiner l’impact de l’introduction des paquets neutres et des campagnes anti-tabac de 2016 sur la consommation tabagique des français et l’image qu’ils ont du tabac, l’Inserm et l’Institut national du cancer ont lancé en 2017 l’étude DePICT (Description des Perceptions, Images et Comportements liés au Tabac). Cette étude téléphonique a interrogé 2 vagues différentes de 6000 personnes représentatives de la population générale (4000 adultes et 2000 adolescents à chaque fois) - l’une juste avant la mise en place des paquets neutres, l’autre exactement un an après – sur leur perception du tabagisme. 

 

Dans le cadre de DePICT, des chercheurs de l’Inserm au sein du laboratoire de recherches en épidémiologie sociale de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm/Sorbonne Université) ont étudié plus spécifiquement les résultats de l’enquête chez les adolescents de 12 à 17 ans. 

Les résultats de l’étude montrent qu’un an après la mise en place des paquets neutres, 1 jeune sur 5 (20,8%) a expérimenté le tabac pour la première fois contre 1 sur 4 (26,3%) en 2016 et ce, même en prenant en compte leurs caractéristiques démographiques et socio-économiques. Cette baisse est plus marquée chez les jeunes filles : 1 sur 10 (13,4%) contre 1 sur 4 (25,2%). 

 

Les jeunes interrogés un an après le lancement des paquets neutres sont désormais également plus susceptibles de considérer le tabagisme comme dangereux (83,9% contre 78.9% en 2016) et de déclarer avoir peur de ses conséquences (73,3% contre 69,2%). Ils sont également moins susceptibles d’affirmer que leurs amis ou leur famille acceptent le tabagisme (16,2% contre 25,4% et 11.2% contre 24,6%). Les jeunes fumeurs sont également moins attachés à leur marque de tabac en 2017 par rapport à 2016 (23,9% contre 34,3%). 

Selon les auteures de l’étude, Maria Melchior, chercheuse Inserm et Fabienne El-Khoury, post-doctorante, ces résultats « montrent que le paquet neutre pourrait contribuer à dénormaliser le tabac chez les jeunes et à en diminuer l’expérimentation ». Elles précisent que « l’effet global serait dû aux politiques de lutte contre le tabac incluant la mise en place des paquets neutres, l’augmentation de prix faites et annoncées, et les campagnes de sensibilisation.» 

Les études à venir se concentreront sur l’impact de cette campagne de sensibilisation sur la consommation régulière de tabac chez les adolescents. 

 

 

SOURCE / Maria Melchior  Directrice de recherche Inserm / Nov 2018

Photo Phovoir

 

#MoisSansTabac, participation record

La campagne nationale d’aide à l’arrêt du tabac conçue et pilotée par Santé publique France en partenariat avec le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance Maladie prend fin le 30 novembre.

 

Plus de 241 691 personnes s’y sont inscrites, soit une progression de 54% par rapport à 2017.

 

Les participants ont été nombreux à recourir aux outils d’aide, confirmant l’importance d’être accompagné dans sa démarche d’arrêt.

·         L’application d’e-coaching conçue par l’Assurance Maladie en partenariat avec Santé publique France et avec le concours de la Société francophone de tabacologie a été téléchargée près de 86 000 fois.

·         Plus de 21 000 personnes ont eu recours au 39 89, la ligne téléphonique Tabac Info Service

 

La mobilisation des participants et de leurs supporters s’est confirmée sur les réseaux sociaux avec 118 000 fans sur la page Facebook Tabac info service #MoisSansTabac et 4 900 followers sur twitter.

 

Plus de 200 partenaires nationaux et régionaux se sont mobilisés pour faire de cette nouvelle édition un succès. 

Des milliers d’événements ont été organisés sur l‘ensemble du territoire pour informer les fumeurs et soutenir les participants au #MoisSansTabac.

 

 

#Mois Sans Tabac, 3ème édition


La France compte encore aujourd’hui 12 millions de fumeurs. Malgré une baisse historique d’1 million de fumeurs entre 2016 et 2017, le tabagisme féminin en constante augmentation depuis les années 70 reste préoccupant selon les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié aujourd’hui à l’occasion du lancement du #MoisSansTabac. La campagne nationale d’aide à l’arrêt du tabac conçue et pilotée par Santé publique France en partenariat avec le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance Maladie revient pour une 3ème édition.

 

 

Tabagisme féminin, une situation préoccupante

Si le tabagisme quotidien en population générale tend à diminuer, il n’en est rien chez les femmes âgées de 45-54 ans chez lesquelles il augmente, passant de 21,5% en 2000 à 30,8% en 2017.

Dans son BEH dédié au tabagisme féminin, Santé publique France analyse les consommations de tabac pendant la grossesse et mesure l’impact du tabagisme sur la santé des femmes :

 

  • La connaissance des conséquences du tabagisme sur la grossesse et sur l’enfant à naître amène la moitié des femmes enceintes qui fument à arrêter de fumer. En 2016, 30% des femmes fumaient avant leur grossesse et 46% d’entre elles avaient arrêté de fumer avant le 3ème trimestre.
  • Entre 2002 et 2015, les hospitalisations pour bronchopneumopathie obstructive (BPCO) et infarctus du myocarde ont augmenté respectivement de 100% et 50% 
  • Le nombre de décès attribuables au tabagisme a été multiplié par deux entre 2000 et 2014. Le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité chez la femme devant le cancer du sein. La mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71% chez la femme sur la même période.

 

 

#MoisSansTabac, désormais inscrit à l’agenda des fumeurs

A deux jours du lancement du défi #MoisSansTabac, les fumeurs sont au rendez-vous. Dès son lancement, plus de 185 000 d’entre eux se sont inscrits sur le site Tabac Info Service, dépassant déjà le nombre d’inscrits de 2017 (+15%). Ils sont environ 10 000 à avoir choisi de rejoindre l’une des 16 équipes régionales sur Facebook pour bénéficier du soutien d’une communauté soudée. La page Facebook de Tabac Info service compte 114 353 fans.

 

Des partenaires mobilisés pour aider les fumeurs à relever le défi

Tout au long du mois de novembre, Santé publique France et les partenaires de #MoisSansTabac organisent plusieurs milliers d’opérations sur l’ensemble du territoire (métropole et DOM). 

 

Des stands d’informations seront installés en centres hospitaliers, en entreprises, dans les centres municipaux. Des manifestations événementielles, comme l’Escape Game de la Cité des Sciences et de l’industrie sont organisées pour le grand public. Des partenaires comme l’Assurance Maladie et le Secours populaire mettent en place des actions spécifiques en direction des populations précaires. Tout est mis en œuvre pour accompagner les fumeurs dans ce nouveau défi !

 

Les femmes, de plus en plus victimes du tabac 





Santé publique France révèle dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié à l’occasion du lancement de la 3ème édition de #MoisSansTabac que les femmes sont particulièrement touchées par le tabagisme en France. 

En effet, la prévalence du tabagisme chez les femmes est en constante augmentation depuis les années 70. En 2017, elle se rapprochait de celle observée chez les hommes : 24% des femmes de 15 à 75 ans fumaient quotidiennement pour 30% des hommes. 

La baisse d’1 million de fumeurs quotidiens constatée entre 2016 et 2017 n’est pas homogène. Le tabagisme chez les femmes de 45-54 ans n’a pas diminué, contrairement à toutes les autres tranches d’âge. 


Tabagisme féminin, de lourdes conséquences 

Santé publique France a étudié l’impact du tabagisme féminin sur trois pathologies : le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et l’infarctus du myocarde. 
L’étude montre une forte vulnérabilité des femmes vis-à-vis de ces pathologies : 
Les hospitalisations pour BPCO ont augmenté de 100% chez les femmes, elles ont augmenté de 30% chez les hommes entre 2002 et 2015. 
Les cancers du poumon ont augmenté de 70% chez les femmes entre 2002 et 2012 alors qu’ils étaient stables chez les hommes. 
Les hospitalisations pour infarctus du myocarde avant 65 ans ont augmenté de 50% chez les femmes entre 2002 et 2015 et de 15% chez les hommes. 


Augmentation de la mortalité liée au tabac chez les femmes 
Le nombre de décès attribuables au tabagisme chez les femmes a été multiplié par deux entre 2000 et 2014 : 
● Sur cette période, la mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71% chez les femmes alors qu’elle a diminué de 15% chez les hommes. Le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité chez la femme devant le cancer du sein. Les femmes de 55-64 ans sont particulièrement touchées. 
Le taux de mortalité par BPCO a augmenté de 3% chez les femmes entre 2000 et 2015 alors qu’il a diminué de 21% chez les hommes sur la même période. 


Grossesse : 9 femmes sur 10 modifient leur consommation de tabac 
En 2016, 30% des femmes fumaient avant leur grossesse. 46% d’entre elles avaient arrêté de fumer avant le 3ème trimestre et 45% avaient réduit leur consommation de tabac. 

L’étude montre que la réduction du nombre de cigarettes fumées est plus forte chez les grandes fumeuses d’avant la grossesse et l’arrêt effectif est plus fréquent chez les femmes qui fumaient en moyenne moins de 10 cigarettes par jour avant la grossesse. 
80% des femmes déclaraient avoir été interrogées par leur médecin sur leur consommation de tabac et 49% des femmes fumeuses disaient avoir reçu des conseils pour arrêter.
 

 

Prédispositions héréditaires aux cancers

L’édition 2018 de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice révèle que l’existence de prédispositions héréditaires aux cancers est présente à l’esprit des Français mais qu’en revanche leur niveau de connaissance à ce sujet reste faible.

 

En effet, 3 Français sur 4 déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de prédisposition génétique transmissible à la descendance. Ce niveau élevé est assez homogène au sein de la population, avec une connaissance légèrement plus marquée chez les femmes (81 %) et les 65 ans et plus (79 %).

 

Cependant, en approfondissant le sujet, le niveau de connaissance de la population apparait relativement faible.

 

91 % des Français surévaluent la proportion de cancers liés aux prédispositions héréditaires. La moitié d’entre eux considèrent même que ce type de cancers représente entre 26 et 50 % de la globalité des cancers.

 

En réalité, seulement 5 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques.

 

Dans l’esprit des Français, trois types de cancers se distinguent particulièrement pour leur caractère héréditaire : le cancer du sein émerge à 63 %, les cancersdigestifs à 38 % (dont cancers du colon à 24 %), suivi des cancers des organes de la reproduction (ovaire, utérus, testicules, prostate...) à 30 % (15 -15 cancers masculins / féminins).

 

 

 

 

Pour télécharger l'étude complète cliquez ici ou sur l'image en dessous.

 

 

10 000 donneurs du sang sont nécessaires chaque jour

 

 

Toute l'année, l’Établissement français du sang (EFS) appelle à la générosité du public pour récolter le maximum de dons de sang. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), souligne notamment qu’il faut recruter de nouveaux donneurs pendant les vacances estivales car ils sont moins présents. Pas moins de 10 000 dons de sang s’avèrent nécessaires chaque jour, pour soigner un million de patients avec des produits sanguins chaque année

 
 

Ces produits sanguins sont utilisés dans deux grands cas de figure: les situations d’urgence (hémorragies lors d’un accouchement, d’un accident, d’une opération chirurgicale, etc.) et les besoins chroniques (maladies du sang et cancers). Celles-ci restent les pathologies les plus consommatrices de produits sanguins avec près de la moitié (47%) des patients transfusés. C’est pourquoi ils sont vitaux et irremplaçables.

 

Moins connu du don de sang, celui de plasma sert pour les polytraumatisés, les grands brûlés, les hémophiles ou encore les enfants immunodéprimés. Le plasma, partie liquide du sang, contient des protéines d’un intérêt thérapeutique majeur pour de nombreux malades.

 

Pour donner son sang, vous devez être âgé de 18 à 70 ans, peser au moins 50 kilos et vous munir d’une pièce d’identité pour son premier don. Sont particulièrement recherchés, les «donneurs universels» du groupe sanguin AB. Leur sang peut être transfusé à tous les malades. Or seulement 4% des Français sont «AB».

 
Pour en savoir plus : https://dondesang.efs.sante.fr
 

 

Vous êtes de généreux donateurs


 

 

 

Une récente étude montre que les Français sont d’importants philanthropes puisque 8 Français sur 10 déclarent faire des dons d’argent pour un montant moyen de 303 € par an. Les dons argent à des associations ou projets ne sont pas les seul. Vous êtes près de 9 personnes sur 10 à donner des vêtements, de la nourriture ou de leur temps a des causes auxquelles vous êtes sensibles.

 

43 % de l’ensemble des dons des Français vont d’abord vers la recherche médicale. Ce secteur est suivi de près par la protection de l’enfance (36 %), souvent via Internet. C’est ainsi que 28 000 € de dons  pour Titouan notre petit gurrier  ont permis de financer l’opération d’un enfant de 5 ans empêché de marcher normalement. Le nombre de cagnottes solidaires explosent depuis quelque temps tout comme le crowdfunding,  un système de financement participatif sur Internet. Cela a visiblement stimulé la générosité des Français et  a également contribué à rajeunir la moyenne d’âge des donateurs.

En effet, un tiers des moins de 25 ans préfèrent donner en ligne et 50 % d’entre eux y ont déjà eu recours au moins une fois dans leur vie.

La générosité  et le montant des dons peuvent varier d’une région à l’autre. Ainsi, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la plus grande généreuse avec une moyenne par habitant de 363 € par an. L’Île-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes se montrent aussi sensibles aux autres avec des moyennes respectives de 355 et 313 €.

La transparence est de rigueur pour 84 % des donateurs qui donnent d’avantage lorsqu’ils sont assurés que l’utilisation des fonds sera dédiée à la cause qu’ils soutiennent, que l’aide parviendra  bien au destinataire annoncé et que leur geste permettra réellement de faire avancer la situation.

 

Photos Phovoir

 

Soleil et cancer de la peau

Depuis 1996, des campagnes de prévention solaires sont menées chaque année par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, si les principaux conseils de prévention sont connus, ils ne sont pas toujours appliqués et de fausses croyances circulent toujours. Santé publique France et l’Institut national du cancer publient aujourd’hui le Baromètre Cancer 2015 (1)  dédié aux risques liés à l’exposition aux UV naturels et artificiels. L’occasion de rappeler, dans une campagne d’information déployée tout au long du mois de juillet, que le soleil n’est pas sans danger et que quelques habitudes simples permettent de s’en protéger et de préserver sa santé. 

 

 

Risque solaire : les gestes de prévention encore trop peu mis en oeuvre 

Selon les données du Baromètre Cancer 2015, si 9 personnes sur 10 ont la conviction que l’exposition au soleil est une cause probable des cancers de la peau, leurs attitudes de protection restent à améliorer : 

 près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ; 

 la pratique de protection la plus fréquente est le port de lunettes de soleil (70 %), devant l’évitement des heures les plus ensoleillées (69 %) et le port d’un t-shirt (61 %) ; 

 seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ; 

 ces attitudes sont par ailleurs loin d’être systématiques. 

 

De manière générale, on observe que les personnes ayant la peau claire sont plus enclines à se protéger du soleil que les personnes aux peaux plus foncées. 

 

Des idées reçues fausses encore trop fréquentes 

 47 % de la population estiment que si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils sont sans conséquence à l’âge adulte. Une opinion qui augmente de 9 points en 10 ans. Ils étaient 40 % à le penser en 2010, 38 % en 2005 ;  or les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte et créent des dommages sur les yeux qui peuvent entraîner de graves problèmes de vue ; 

 24 % pensent que faire des UV artificiels avant les vacances permet de préparer sa peau pour se protéger du soleil ;  or le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel : il ne s’accompagne pas d’un épaississement de la peau. Loin de préparer la peau au soleil, les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ; 

 21 % pensent que les coups de soleil préparent la peau en la rendant moins vulnérable au soleil ;  or le coup de soleil est une brûlure de la peau ; 

 10 % estiment que mettre de la crème solaire une seule fois suffit à se protéger pour la journée, or l’application doit être renouvelée toutes les deux heures afin de maintenir une protection efficace

 

Les enfants mieux protégés que les adultes 

Les parents d’enfants de moins de 4 ans respectent davantage les gestes de prévention solaire pour leurs enfants et sont plus négligents pour eux même : 

 

 ainsi, 78 % des parents veillent à systématiquement faire porter un chapeau à leurs enfants mais ne sont plus que 13 % à y veiller pour eux même ; 

 l’exposition entre 12h et 16h est évité systématiquement pour 62 % des enfants et seulement pour 20 % des parents ; 

 enfin, le renouvellement de la crème solaire est assuré systématiquement toutes les deux heures chez 54 % des enfants et seuls 15 % des parents font de même pour eux. 

 

Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers 

L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail. Ainsi, pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel : 

 plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil ; 

 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12h et 16h. 

 Concernant les protections individuelles, le t-shirt est utilisé par 75 % des actifs, suivi du port de lunettes pour 47 % d’entre eux et du port d’un chapeau ou casquette pour 39 %. Seules 13 % des personnes interrogées déclarent appliquer de la crème solaire toutes les deux heures. 

 

L’emploi systématique ou fréquent des méthodes de prévention au travail est étroitement associé à celles utilisées en dehors du travail. 

1 Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population de 3 931 personnes âgées de 15 à 75 ans. 

Source INCa

Photo Phovoir/AFL


L’incidence des cancers de la peau est en constante augmentation depuis 30 ans. 

L’exposition aux rayonnements solaires est la cause principale des cancers de la peau. Il en existe deux grands types : 

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents. Ils surviennent généralement après l'âge de 50 ans, sur les zones découvertes du corps (visage, cou, épaules, avant-bras, jambes…). Ils sont le plus souvent dus à une exposition au soleil excessive et chronique. 

Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais c’est le plus grave des cancers de la peau, du fait de son « haut potentiel métastatique », c'est-à-dire de sa capacité à se propager rapidement à d'autres parties du corps. 

Les traitements des cancers cutanés sont d’autant plus efficaces que leur détection est faite précocement. L’infographie présente également les principaux signes pour reconnaître un mélanome. 

 

Don d'organes : ce qu'il faut savoir

Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin 2018

 

Les 5 choses à savoir sur le don d'organe

 

Rappel de la législation sur le don d’organes et de tissus

Selon la loi, chacun de nous est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. Il n’existe pas de registre du « oui ». Ainsi, la personne qui consent au don de ses organes en vue de greffes n’a aucune démarche of cielle à faire. Ce n’est qu’en cas d’opposition qu’il convient de faire connaitre son refus de prélèvement.

 

Pour exprimer son refus total ou partiel de prélèvement, plusieurs possibilités :

  • A titre principal, s’inscrire sur le registre
    national des refus : en ligne sur le site www. registrenationaldesrefus.fr ou par l’envoi postal d’un formulaire disponible sur ce même site ou d’une demande sur papier libre (Agence de la biomédecine, Registre national des refus, 1 avenue du Stade de France, 93212 Saint Denis La plaine Cedex).

  • Con er son opposition à un proche, par écrit ou de vive voix. En cas de décès, le proche pourra soit transmettre l’opposition écrite et signée, ou faire valoir ce refus exprimé oralement (dans

    ce cas, il lui sera demandé les circonstances précises de l’expression de ce refus et de signer la retranscription).

    Quel que soit le mode d’opposition, il est révisable et révocable à tout moment par la personne concernée. 



    Pour être donneur, pas besoin de carte

  • En France, pour être donneur d’organes et de tissus, il n’est pas nécessaire d’avoir une carte de donneur car la loi fait de chacun de nous un donneur présumé. Au moment du décès, avant d’envisager un prélèvement d’organes et de tissus, l’équipe médicale véri era si le défunt est inscrit sur le registre national des refus. Si ce n’est pas le cas, elle véri era auprès des proches qu’il n’a pas fait, de son vivant, valoir son opposition à l’écrit, voire à l’oral.



    Pour être donneur, pas besoin de s’inscrire

  • En France, il n’existe pas de registre des donneurs
    car la loi considère que tout le monde est présumé donneur. Le seul registre qui existe est celui des personnes opposées au prélèvement de tout ou partie de leurs organes ou tissus après leur mort.



    Rappel des 3 grands principes énoncés par la loi bioéthique :

  • • Consentement présumé :
    En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs potentiels d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus d’un tel prélèvement (soit en s’inscrivant sur le registre national des refus, soit en informant ses proches).

    • Gratuité :
    Le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don. Cette règle constitue par ailleurs une garantie contre le tra c d’organes.

    • Anonymat :
    Le nom du donneur ne peut pas être communiqué au receveur, et réciproquement. Les proches du donneur peuvent cependant être informés des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, s’ils le demandent. La règle de l’anonymat entre donneur et receveur a été prévue par la loi pour préserver les proches en deuil mais également pour aider les personnes greffées à s’approprier leur greffon, même si beaucoup d’entre elles pensent régulièrement au donneur.

     

    Toutes les questions – réponses concernant la loi
    sur le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus sont sur le site de l’Agence de la biomédecine : www.dondorganes.fr 

 

ABORD DES PROCHES DANS LE CADRE D’UN PRÉLÈVEMENT POTENTIEL

En cas de décès permettant d’envisager un prélèvement en vue de greffes, les équipes médicales cherchent à savoir si le défunt était opposé au don de ses organes et tissus. Pour cela, elles consultent en premier lieu l’Agence de la biomédecine pour savoir si le défunt s’était inscrit ou non sur le registre national des refus. S’il y est inscrit, aucun prélèvement n’aura lieu. S’il n’y est pas inscrit, le personnel médical s’entretient avec les proches pour recueillir une éventuelle opposition exprimée par le défunt. 


Source Agence de la biomédecine

 

Le risque de l'allergie chez l'enfant

 

Le risque d'allergie chez l'enfant est sous-estimé par les parents. Un sondage de l'IFOP réalisé pour l'association Asthme & Allergies montre que, bien trop souvent, les parents ne font pas assez attention au risque d’allergies susceptibles de toucher leurs enfants.

 

En fait, parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes allergiques, la plupart des parents ne réalisent pas que leur enfant peut tout de même l’être. Seulement 3% des Français pensent qu’un enfant sans parent allergique peut développer une allergie. Or, les scientifiques considèrent eux que 10 % des enfants sont concernés.

 

Bien entendu, lorsque l'un des parents est allergique, alors ils sont plus sensibilisés et évaluent le risque à 21 % et même à 67 % quand les deux sont allergiques. En réalité, lorsque l'un des parents est allergique, le risque de voir l’enfant lui aussi allergique est de 30 à 50 %  et cela monte jusqu'à 80 % lorsque les deux parents sont concernés.

 

Le phénomène est donc largement sous-estimé par tous les parents. C’est pourquoi il convient d’être vigilant. C’est d’autant plus important que les allergies chez l'enfant sont aujourd'hui plus graves et plus fréquentes. Le diagnostic s’avère souvent trop tardif ce qui aggrave les choses.

 

Il se passe en moyenne sept ans entre l'apparition des premiers symptômes allergiques et la consultation d'un allergologue. Et comme le signale l'association Asthme & Allergies, « dans les zones polluées, les enfants souffrent deux fois plus d’asthme allergique et trois fois plus d’eczéma que dans les zones où la pollution est plus faible ». On constate aussi que maintenant, l’allergie alimentaire est deux à trois fois plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte. Il en découle un chiffre impressionnant puisqu’actuellement on estime que 10 % des enfants sont asthmatiques et que 25 % des Français sont aujourd'hui allergiques.

 

https://asthme-allergies.org/

 

Photos Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier

 

Le light pas si bon pour l'obésité

Il semblerait que les produits light ne soient pas aussi bénéfiques pour notre santé que nous pourrions le penser. Censées être allégées en sucres, ces boissons édulcorées à l’aspartam ou avec de la sucralose ne permettent  pas de perdre du poids. Bien au contraire, c’est ce que montre une étude récente. La consommation de boissons light serait liée au développement du surpoids et de l’obésité. En fait, il faut se méfier des méfaits que provoqueraient les breuvages contenant des sucres ajoutés.

 

Or,  les sodas light représentent près d’un quart des ventes de boissons sucrées dans le monde. Et quand on sait que plus d’un tiers des habitants de la terre sont en surcharge pondérale, il y a de quoi s’inquiéter. D’autant plus que le phénomène touche aussi les enfants dont le nombre est estimé à 42 millions par  l’organisme des  Nations unies alors qu’ils n’étaient que 32 millions il y a  dix ans.

Toutes les études récentes mettent en évidence un lien entre l’augmentation de la corpulence ou de la masse grasse avec la consommation des boissons édulcorées, mais aussi des jus de fruits ou eaux aromatisées. Une étude française de 2017 a parfaitement démontré que la consommation de produits light potentialiser le risque de diabète de type 2, même en cas de consommation modérée. 

Pour expliquer la relation, une des hypothèses est que les édulcorants augmentent la sensation de faim en agissant sur le tube digestif avec notamment un goût accru pour les produits gras et sucrés. La diminution de la sécrétion d’hormones de satiété dérégulerait la glycémie.  Il est possible aussi que le microbiote soit perturbé se qui  favoriserait l’apparition d’un diabète.

Il convient donc de limiter la consommation de ces boissons et d’inciter la population à de plus en boire par une hausse des prix, une meilleure éducation ou une taxe soda comme c’est le cas en France : "L'objectif -ndlr, de la taxe soda 2018-n'est pas d'avoir de l'argent en plus, mais d'avoir un dispositif plus intelligent" et d'"inciter les industriels à réduire le taux de sucre", a exposé M. Véran, député et médecin de profession.

 

 

Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

Plus de médicaments en libre accès

 

Certains médicaments de médication officinale sont disponibles directement dans les rayons de la pharmacie. La liste de ces médicaments en accès direct a été récemment modifiée.

C’est l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui définit la liste des médicaments qui peuvent être présentés en accès direct dans les pharmacies selon des critères choisis pour garantir la sécurité sanitaire et la sécurité des patients. Cette liste est mise à jour régulièrement, suite à l’évaluation des demandes faites par les industriels.

Désormais, vous pouvez trouver la spécialité Erythedermyl 5 % pommade devant le comptoir. Ce générique du Bepanthen® est indiqué dans les irritations cutanées, notamment en cas d’érythème fessier du nourrisson.

C’est aussi le cas de la spécialité Berocca sans sucre, indiquée dans l’asthénie, qui se présente en 4 tubes de 15 comprimés.

Par ailleurs, sont également disponibles les spécialités Maalox maux d’estomac hydroxyde d’aluminium/hydroxyde de magnésium sous forme de comprimés à croquer, de suspension buvable en sachet-dose, de suspension buvable en sachet aux fruits rouges, de comprimés sans sucre fruits rouges, et de comprimés sans sucre.

Par contre, la boîte de 24 comprimés de Rennie menthe glaciale sans sucre est supprimée de la liste des médicaments en accès libre.

Photos Frantz Lecarpentier ©

Téléphones mobiles : les 6 conseils santé à suivre

Téléphones mobiles : les 6 bons comportements pour réduire son exposition aux ondes

 

Bon ou mauvais pour la santé ? Il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant que l’usage des téléphones mobiles présente un risque pour la santé. Cependant, faute d’un recul suffisant, des interrogations subsistent sur d’éventuels effets à long terme des ondes radiofréquences, d’autant plus que certains consommateurs font de ces technologies un usage intensif et ce de plus en plus jeune.

 

Dans un contexte où plus de 90 % des adultes et des enfants n'utilisent pas de kit mains libres lors des appels et 75 % des mineurs équipés d'un mobile l'ont été avant 14 ans, cette campagne s’appuie sur les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) visant à réduire l’exposition aux radiofréquences.

 

 

Maladie d'Alzheimer, La prévention pour combattre la fatalité

En septembre avec la Fondation pour la Rechercher Médicale, tous mobilisés pour faire progresser la rechercher sur la maladie d’Alzheimer

 

900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France. Les chercheurs progressent dans la connaissance de la maladie mais il n’existe pas encore de médicaments pour la guérir. C’est pourquoi, à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) se mobilise tout le mois de septembre 2017 pour lever des fonds et faire progresser la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies neurologiques.

Thierry Lhermitte, Marina Carrère d’Encausse, Nagui, Marc Levy et Catherine Jacob, marraines et parrains de la FRM, porteront la parole de la Fondation dans les médias. Sur www.frm.org ou par SMS, le grand public pourra s’informer et soutenir les travaux les plus prometteurs et innovants dans le domaine des maladies neurologiques, en faisant un don.

 

 

Bien manger en vacances

Salades, viandes grillées, poissons crus, fruits, glaces… En période estivale, nos repas prennent un coup de frais.Mais gare à l’intoxication alimentaire !Certains d’entre eux peuvent en effet contenir des bactéries responsables de maladies désagréables et dangereuses. Quelles sont donc les règles à respecter pour limiter les risques ?

 

Des mains propres, des légumes lavés

 
Avec l’été, nos habitudes alimentaires changent et nous consommons davantage de fruits, de légumes, de viandes et de poissons crus. Une raison supplémentaire pour faire attention à l’hygiène de nos mains.
Le secret ? Un lavage régulier et rigoureux. Pour une hygiène parfaite, il est recommandé de se savonner les mains au moins 20 secondes.
 
 

Quand se laver les mains ?

 
Dès que l’on rentre chez soi, après être allé aux toilettes, avant de préparer à manger, de manipuler des aliments, de passer à table, après avoir pratiqué une activité salissante, avant et après s’être occupé d’un bébé ou d’un nouveau-né, après avoir sorti ou manipulé une poubelle, joué ou touché des animaux, après une toux ou un éternuement par exemple.
 
 

Ne pas oublier les ustensiles

 
Tout ce qui entre en contact avec les aliments doit être nettoyé, voire désinfecté : les ustensiles de cuisine, la vaisselle, les plans de travail, la cuisine, etc.
 
 

Et les fruits et légumes dans tout ça ?

 
Afin de limiter le risque de contamination par des denrées alimentaires consommées crues, notamment les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), il existe quelques règles à respecter :
 
    • rester attentif à la fraîcheur des produits alimentaires quand vous les achetez ;
    • laver soigneusement les fruits et les légumes avant de les consommer ou de les préparer. Les fruits et
légumes en barquettes ou sachets doivent aussi être lavés, sauf s’il est mentionné le contraire sur l’emballage : « déjà lavés » ou « prêt à l’emploi » ;
    • conserver les aliments dans des conteneurs adaptés et aux températures recommandées, séparer chaque catégorie d’aliments (les fruits, les légumes, la viande, etc.) ;
 
Par ailleurs, la cueillette et la consommation de végétaux sauvages (cresson, mâche, etc.) expose à un risque parasitaire (douve du foie). L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) précise « qu’un lavage minutieux n’empêche pas la persistance d’une éventuelle contamination » et invite les consommateurs à cuire ces aliments.
Ne pas casser la chaîne du froid !
 
En été, nous consommons davantage de glaces, de sorbets ou de produits frais. La chaîne du froid doit impérativement être respectée. Contrairement aux idées reçues, le froid ne détruit pas les micro-organismes. La décongélation peut même provoquer une reprise de leur activité.
 

Quelques conseils :

 
    ne jamais recongeler un produit décongelé ;
    acheter les produits surgelés à la fin des courses, les transporter dans des conteneurs adaptés (sac isotherme). La rupture de la chaîne du froid doit être la plus courte et la moins brutale possible ;
    bien respecter les indications portées sur les étiquettes des aliments pré-emballées, en particulier les consignes de durée et de température de conservation ;
    emballer soigneusement les aliments destinés à consommer ultérieurement (pique-nique par exemple) et les conserver dans du matériel adapté (blocs réfrigérants).
 
 

Viandes et poissons : attention à la cuisson !

 
« Saucisses, boulettes, viandes hachées, doivent être cuites à cœur car des bactéries pathogènes peuvent survivre si la cuisson n’est pas assez complète », recommande l’ANSES qui constate, chaque année, une recrudescence des cas d’infections alimentaires durant l’été.
 
La consommation de poissons crus sauvages expose aux risques de parasitose (anisakidose). Seule la congélation préalable pendant une durée minimale de sept jours dans un congélateur domestique ou la cuisson à cœur permet de tuer les parasites.
 

Autre conseil dispensé par l’ANSES, lors d’un pique-nique : « ne jamais conserver les restes d’aliments plus de deux heures à température ambiante avant réfrigération ».

 

Source - Ministère des Solidarités et de la Santé

 

Echec à l'arrêt du tabac

Echec à l’arrêt du tabac

 

70 % des fumeurs déclarent avoir déjà essayé d’arrêter de fumer. Ils sont même 42 % à avoir essayé plusieurs. La plupart essayent seuls ce qui explique peut-être leur échec. Mais, les fumeurs évoquent plutôt le stress et la peur du manque.

Certains sont prêts à recourir à un traitement médical pour arrêter complétement. Les récentes déclaration du Premier Ministre de passer le prix du paquet de cigarettes à 10 euros risquent d’en convaincre quelques-uns.

 

 

 

Photo Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

Les piqûres et morsures de l'été

Le Ministère des Solidarités et de la Santé nous rappelle que l'été est  source de petits tracas réguliers plus ou moins grave. L’été, c’est la saison des randonnées, des balades dans la nature, des activités dans le jardin, des repas en terrasse… C’est aussi la saison où moustiques, tiques, abeilles, frelons et vipères sont de sortie et peuvent piquer ou mordre, avec des conséquences parfois graves pour la santé.

 

Les piqûres de moustiques tigres et de tiques sont susceptibles de transmettre des maladies infectieuses, telles que la dengue, le zika, le Chikungunya ou la maladie de Lyme (pour les tiques). Les piqûres d’abeilles, de guêpes et de frelons peuvent provoquer de graves allergies. Quant aux morsures des vipères, elles peuvent occasionner des problèmes médicaux par envenimation.

 

En cas de problème ou de doute, consultez un professionnel de santé. Votre pharmacien est toujours présent, à votre écoute pour vous aider et vous orienter si besoin. En cas de morsures de vipères faites le 15 ou le 112.

 

 

Source Ministère des Solidarités et de la Santé

 

7 fumeurs sur 10 ont essayé d'arrêter de fumer

Dans le cadre de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai 2017 une enquête  Ipsos / Pfizer révèle que 7 fumeurs sur 10 ont essayé d’arrêter de fumer.

 

69% des fumeurs déclarent avoir essayé d’arrêter de fumer, mais seuls 11% d’entre eux ont consulté un professionnel de santé lors de leur dernière tentative

 

 
Les résultats de l’enquête inédite Ifop/Pfizer France menée auprès de 1 103 fumeurs révèlent que près de 7 fumeurs sur 10 affirment avoir essayé d’arrêter de fumer1, dont 42%, plusieurs fois1. Pour y parvenir et lors de leur dernière tentative de sevrage tabagique, plus d’1 fumeur sur 2 déclare avoir tenté seul, sans accompagnement (52%)1 et seulement 11% ont été suivis par un professionnel de santé1.
 
Parmi les raisons de l’échec de leur(s) tentative(s) d’arrêt, les fumeurs évoquent principalement le stress (37%)1 et la peur du manque (15%).
 
Pour réussir à arrêter de fumer définitivement, 51% des fumeurs seraient disposés à recourir à un traitement médical, dont 24% accompagnés d’un professionnel de santé1. Parmi les 49% restants1, le remboursement du traitement médical pourrait motiver 44% à arrêter de fumer et 38% à consulter un médecin pour être accompagné médicalement.
 

Résultats de l’enquête Ifop/Pfizer France « Le comportement des fumeurs face à l’arrêt du tabac »

 

Semaine nationale de prévention du diabète 2/9 juin

Fédération Française des Diabétiques
 

Semaine nationale de prévention du diabète

Du vendredi 2 au vendredi 9 juin 2017

 
 
Cette semaine de prévention est un temps fort qui mobilise toutes les forces : grand public, acteurs de santé et institutionnels.
 

La campagne de l’édition 2017 a pour thématique l’équilibre.

 
 

Faites le test

 

LE DIABÈTE SE CARACTÉRISE PAR UN TAUX DE SUCRE TROP ÉLEVÉ DANS LE SANG : UNE HYPERGLYCÉMIE LIÉE À UN MAUVAIS FONCTIONNEMENT DU PANCRÉAS.

 
Non dépisté ou mal contrôlé, le diabète détériore le fonctionnement des organes vitaux et entraîne de graves problèmes de santé : cécité, insuffisance rénale, maladies cardio-vasculaires ou amputation.
 
Le sucre corrode les parois des vaisseaux sanguins qui nourrissent tous les tissus en oxygène et en éléments nutritifs. Sans prise en charge, les conséquences du diabète participent à diminuer l’espérance de vie.
 

Aujourd’hui 4 millions de Français en sont atteints.

 
 

 

Alcool 49 000 morts par an

 

La mortalité liée à l’alcool.

L’alcool est à l’origine de 49 000 morts chaque année en France, dont environ un tiers par cancer, un quart par maladie cardiovasculaire, 17 % par accident ou suicide, 16 % par maladie digestive et 11 % pour d’autres causes

 

Ces dernières années les recommandations sur consommation d’alcool étaient de trois verres par jour soit 21 verres par semaine (le verre « standard » = 10 cl de vin ou 25 cl de bière).

 

Un rapport d’expert qui vient de paraître abaisse cette consommation à 10 verres par semaine mais aussi de garder deux jours de suite sans consommer une goutte d’alcool.

 

Cette recommandation diminue par deux la précédente.

Les experts ne distinguent plus les hommes et les femmes, même s'il reste vrai que les femmes sont plus sensibles à l'alcool que les hommes.

 

Les experts notent que les les dangers de l’alcool existent dès le premier verre. Ils souhaitent aussi que la mention obligatoire présente sur les message publicitaires « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » soit remplacée par : « Toute consommation d’alcool comporte des risques pour la santé. » 

 

"Nunc est bibendum", oui, mais de l'eau !

 
 
Photos Phovoir/AFL

 

Médicaments et conduite, les bons réflexes

Sur la route 3% des accidents mortels sont liés à la prise de médicaments. La Direction Générale de la Santé et l'Ordre des Pharmaciens lancent une campagne pour sensibiliser le grand public aux dangers de la prise de médicaments pendant la conduite et mieux faire connaître les pictogrammes présents sur les boîtes.

 

 

 

 

 

 

Conservation au réfrigérateur

Pour commencer, souvenez-vous que la température de votre réfrigérateur ne doit jamais descendre en dessous de 4 ou 5°.

Mais, combien de temps peut-on y conserver les aliments entamés surtout quand il n’y a pas de date de péremption. Il convient d’être particulièrement vigilant avec le poison à cause de la listériose et de ne pas le garder plus d’un jour.

Quelques autres exemples : viande et volaille, 2 à 3 jours ; légumes verts, 3 à 4 jours ; fruits mous, 1 à 2 jours.

 

Photo Phovoir - Atelier Frantz Lecarpentier

 

Ma terrasse sans tabac


 

 

 

Ma terrasse sans tabac

 

Pour que chacun puisse profiter des espaces extérieurs des cafés et restaurants sans subir la fumée du tabac, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, lance fin mars 2017  l’opération « Ma terrasse sans tabac ». Ce dispositif inédit, auquel les représentants des professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des débits de boissons ont été étroitement associés, doit permettre aux Français d’identifier les terrasses qui proposent des espaces totalement ou partiellement libérés de la fumée.

 

« Ma terrasse sans tabac » s’appuie sur une charte signée par les cafetiers et restaurateurs. A travers elle, ils s’engagent à créer un environnement non-fumeur sur leur(s) terrasse(s) et à sensibiliser leurs salariés sur les enjeux de la lutte contre le tabagisme. En contrepartie, les établissements signataires sont référencés gratuitement sur le site materrassesanstabac.comet sur l’application mobile disponible sur Apple Store dès aujourd’hui et sur Google Play à partir de demain. Participatifs, le site et l’application permettent à chacun de rechercher des établissements qui adhèrent à cette charte et disposent d’une terrasse sans tabac, mais également de proposer un lieu pour une future adhésion.

 
 
Prévue dans le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) 2014-2019, l’opération « Ma terrasse sans tabac » est un outil précieux de soutien aux anciens fumeurs et aux personnes souhaitant arrêter le tabac. 
 
 

materrassesanstabac.com

 

Photo Phovoir

 

 

Les jeunes consomment plus tard des substances psycho-actives

Les jeunes consomment plus tard des substances psycho-actives

 

L'âge de la première expérience d'alcool, de tabac et de cannabis a significativement reculé chez les jeunes. Par rapport à 2005, les jeunes démarrent leur consommation de tabac à 14 ans (8 mois plus tard) et celle de cannabis à 15,3 ans (4 mois plus tard) en moyenne. Quant au premier verre, il est consommé à 15,2 ans.

Ce comportement serait lié à l’augmentation du temps passé devant des écrans. Une autre explication serait le changement de comportement des parents qui restent le modèle principal des jeunes adolescents.

 

Photos Phovoir AFL

 

Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie

 

 

Mars 2017 « Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie » :

La nouvelle campagne de sensibilisation de l'INCA au cancer colorectal et à son dépistage

 
Responsable de 18 000 décès par an en France, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier : c’est pourquoi l’Institut national du cancer et le Ministère des Affaires sociales et de la Santé diffusent une nouvelle campagne d’information sur le cancer colorectal, et invitent les femmes et les hommes de plus de 50 ans à parler du dépistage avec leur médecin.
 
 
Une campagne pour insister sur l’importance du dépistage du cancer colorectal dès 50 ans
 
Le risque de cancer augmente avec l’âge : 95 % des cancers colorectaux se révèlent après 50 ans.
 
C’est pourquoi 17 millions de femmes et d’hommes, âgés de 50 à 74 ans, sont invités tous les 2 ans à parler du dépistage du cancer colorectal avec leur médecin. Celui-ci vérifie si son patient ne présente pas de risque particulier nécessitant un suivi adapté, puis lui remet le test de dépistage à faire chez soi.
 
Le dépistage permet en effet de détecter un éventuel cancer colorectal à un stade précoce : les traitements pour le soigner seront alors moins lourds, les chances de guérison meilleures et les éventuelles séquelles moins invalidantes. Grâce au dépistage, il est aussi possible de repérer un polype et de le retirer avant qu’il n’évolue en cancer.
 

Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit 9 fois sur 10.

 
 
 
 

 

 

Sensibilisation à la SLA ou maladie de Charcot


 

Près de 500 000 personnes dans le monde souffrent de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de Maladie de Charcot. Chaque année en France, on recense 1200 nouveaux cas. Tous les profils sont touchés, des jeunes comme des adultes ou des retraités, des hommes comme des femmes, des sportifs, des intellectuels, des artistes, des artisans, des agriculteurs... 

L’absence totale de traitement conduit trop souvent au silence, si terrible même, que l’Organisation Mondiale de la Santé parle de cette maladie comme l’une des plus cruelles au monde. 

En France, l’ARSLA a décidé de mobiliser le plus grand nombre de personnes pour faire avancer la recherche et éradiquer ce terrible fléau. Parce que la SLA est une maladie moins rare qu’on ne le croit. La SLA est la plus fréquente des maladies rares et 1 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, soit entre 3 et 4 par jour. De plus, faute de traitement réellement efficace à ce jour, l’espérance moyenne de vie est de 3 à 5 ans seulement après les premiers symptômes. 

Les causes de la maladie seraient multifactorielles et elle peut survenir à tout âge chez l’adulte. Cependant, la majorité des personnes touchées ont 60 ans en moyenne mais de jeunes adultes (entre 25 et 40 ans) peuvent être aussi atteints. Les personnes très actives, dont les grands sportifs, sont plus fréquemment touchées sans que l’on sache vraiment pourquoi

La SLA est une maladie à évolution rapide et imprévisible et son évolution est progressive, elle peut être rapide mais, dans tous les cas, imprévisible. Dans 15% des cas et sans réelle explication, elle évolue plus lentement sur plus de 10 ans. Chaque cas est donc unique ce qui rend le pronostic difficile. 

Pour suivre les personnes atteintes de la maladie de Charcot, anticiper les handicaps et mettre en place des solutions adaptées, il est nécessaire de faire appel à un médecin et une équipe pluridisciplinaire, bien formés et informés. 

 

Photos ARSLA®

 

 

150 ¤ pour les substituts nicotiniques

Vous voulez arrêter de fumer, savez-vous que depuis le 1er novembre 2016, vous pouvez vous faire rembourser les substituts nicotiniques à hauteur de 150 € par année civile.

Les pharmacies délivrent de nombreux kits d’aide à l’arrêt et le Moi(s) sans tabac, pendant tout novembre a remporté un vif succès : 180 000 participants se sont inscrits !

Vous pouvez en savoir plus en vous connectant sur le site tabac-info-service

 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Qui peut donner son sang ?

 

Il faut être âgé de 18 à 70 ans pour pouvoir donner son sang et peser plus de 50 kilos.

Certaines maladies comme des maladies de cœur, de l’insuffisance respiratoire ou le diabète empêchent de faire ce don. Il faut aussi attendre au moins 15 jours si on a été malade.

La prudence est de règle si on prend des médicaments, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Photo AFL/PHOVOIR

 

La toxicité des pommes de terre


 

La pomme de terre contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent donner des maux de tête, des vomissements, des douleurs, même parfois des troubles neurologiques. Il convient donc d’éplucher les pommes de terre et de bien les faire cuire.

N’en mangez jamais si elles sont amères ou provoquent une sensation de brûlure.

 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Les patients n'aiment pas revenir

 

Si les patients se rendent facilement à la pharmacie (plus de 5 millions chaque jour), ils n’aiment pas vraiment avoir à y revenir.

En effet, cela dérange 75 % des femmes et 67 % des hommes.

D’où l’intérêt d’un système de réservation et de transmission des ordonnances comme nous le proposons sur le site la pharmacie.

 

Contre les médicaments vendus sur les marketplaces


 

Une enquête réalisée par Illicopharm montre qu’une majorité d’internautes (94 %) n’irait pas acheter des médicaments vendus par des pharmacies référencées sur les marketplaces, telles que Amazon, CDiscount ou Priceminister. Il est évident que pour acheter un médicament, le conseil délivrée à la pharmacie demeure bien primordiale.

 

 

Les entretiens pharmaceutiques

Au 1er juillet 2016, 242 583 entretiens relatifs aux patients sous anticoagulants oraux avaient été réalisés et 5943 entretiens réalisés depuis 2014 pour l’asthme.

Dans le cadre d’un accord avec la Sécurité sociale, le dispositif d’accompagnement comprend deux entretiens pharmaceutiques minimum la première année de l’adhésion du patient, puis au moins un entretien pharmaceutique les années suivantes, complété par au moins deux évaluations de l’observance.

 

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

Médicaments sur internet : attention danger

 

Coup de filet contre la vente illicite de médicaments sur internet

De nombreuses opérations de police internationales ont permis de démanteler des centaines de réseaux et ainsi de sortir du marché formel ou informel des milliers de tonnes de produits de santé illicites.

La plus vaste opération internationale à ce jour, « Pangea IX », pour lutter contre la vente illicite de médicaments sur internet a été coordonnée par Interpol, l’Organisation mondiale des douanes (OMD), le Permanent forum on international pharmaceutical crime (PFIPC), le Head of medecine agencies working group of enforcement officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

Pangea IX a permis en France d’intercepter des dispositifs médicaux (préservatifs, tests de grossesse, bandelettes de test de diabète, etc.) proposés à la vente sur des sites illégaux, au total plus de 960 000 produits de santé illicites et près de 1,4 tonne de produits pharmaceutiques divers.

55 sites internet de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération.

 

Un patch pour évaluer l'alcoolémie


Un patch pour évaluer l’alcoolémie


Des chercheurs aux Etats-Unis viennent de développer un patch connecté  qui permet d’indiquer en une quinzaine de minutes la quantité d’alcool dans la sueur du porteur.

La sueur entre en contact avec une électrode enrobée d’oxydase d’alcool, un enzyme qui réagit en présence d’alcool en libérant du peroxyde d’hydrogène. C’est cette substance qui est détectée par le patch.

L’information est ensuite envoyée en temps réel à un système électronique connecté par Bluetooth.
Pour l’instant ce système est testé in vitro et chez 9 volontaires sains. A suivre donc.


 

 

Pharmacies de garde pas faciles à trouver

Pharmacies de garde pas faciles à trouver

Un sondage mené sur Facebook auprès de 1 327 personnes en juillet montre que plus de sept Français sur dix avouent que la recherche d’une pharmacie de garde la plus proche est « périlleuse et difficile ».

Pour connaître les coordonnées de la pharmacie de garde, plus de quatre Français sur dix ont eu recours à la police, à la gendarmerie ou encore à d'autres services. Plus grave, un  Français sur deux a  cessé sa recherche car c’était trop complexe.

Sur le site internet de la pharmacie, nous vous indiquons comment trouver très facilement tous les jours la pharmacie de garde grâce à l’onglet gardes et urgents dans la rubrique pour vous aider.


 
 

 

Les nouvelles missions du pharmacien : l'autodiagnostic

 

Le pharmacien acteur du dépistage,
autotests et auto-mesure en officine.

 

Le dépistage, la prévention et le conseil personnalisé sont autant de domaines dans lesquels le pharmacien peut dorénavant s’impliquer, confirmant son rôle clé dans notre système de santé.

Car depuis 2009, l’Etat a confié aux pharmaciens de nouvelles missions pour les renforcer dans leur rôle de professionnels de santé de proximité. C’est la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires », appelée aussi HPST, qui a instauré ses profondes modifications dans le métier.

C’est notamment l’arrivée de tests simples d’auto-diagnostique en officine qui permet au pharmacien de devenir le relais d’une meilleure coordination des soins. Toujours à votre écoute, il peut identifier si vous êtes un patient à risque sur certaines pathologies et vous aider à vous orienter.

Une palette de tests d’autodiagnostic, d’appareils d’auto-mesure et de services pour la prévention, le dépistage et le suivi des patients chroniques à l’officine.  Bilan lipidique, hémoglobine glyquée, taux de cholestérol, tension artérielle  sont autant de paramètres qu’il vaut mieux surveiller régulièrement lorsque l’on suit un traitement au long cours ou lorsqu’un risque cardio-vasculaire est connu ou suspecté (tabac, stress, sédentarité, etc.).

Désormais le pharmacien est en mesure de mettre à votre disposition des appareils d’auto-mesure dans l’espace de confidentialité de la pharmacie pour repérer facilement d’éventuelles anomalies. Il reste alors à votre côté pour vous guider et vous conseiller.   

Par ailleurs, des tests simples d’autodiagnostic, que vous pouvez réaliser seul en cas de doute sont proposés. Le test du VIH est celui dont on à le plus entendu parler. Mais par exemple, des laboratoires comme Alere proposent des gammes complètes permettant de surveiller facilement bien d’autres choses comme une anomalie de la prostate, une carence en Fer, une sensibilité allergique, une infection à Helicobacter-Pylori ou à la maladie de Lyme ou bien encore le statut vaccinal du tétanos.

Bien sûr, ces tests ne remplacent pas les analyses prescrites et réalisées en laboratoire. Mais cette palette d’outils permet aux pharmaciens d’accompagner notamment des publics qui se rendent peu chez le médecin ou en laboratoire de biologie médicale. Cela permet d’éviter des incidents potentiellement graves et de vous guider au mieux dans un parcours de soin adéquat si le doute persiste ou s’intensifie.

 


 

 

 

La population mondiale vieillit plus vite


 

Les plus de 65 ans représenteront près de 17% des habitants de la planète d'ici 2050 contre 8,5% actuellement. Les seniors devraient être 1,6 milliard d'ici 2050, pour 617 millions aujourd'hui.

Malheureusement, les personnes vivent plus longtemps mais pas nécessairement en meilleure santé.

Aux Etats-Unis, les 65 ans et plus devraient quasiment doubler au cours des trois prochaines décennies, pour atteindre 88 millions vers 2050.Dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine, les plus de 80 ans devraient quadrupler d'ici 2050.

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

La télé néfaste pour le cerveau

 


Une étude réalisée aux États-Unis pendant 25 ans a montré que les personnes ayant consacré plus de 3 heures par jour à regarder le petit écran et dont le niveau quotidien d’activité physique est resté faible au long des 25 années du suivi ont un « niveau plus modeste de performances cognitives ». On s’en doutait un peu, la télé abrutit !

 

 

Mesdames pratiquez bien votre sport

 

Nombreuses sont les jeunes filles et les femmes à pratiquer une activité physique régulière, footing, zumba, yoga, pilate, crossfit. Par contre, elles ignorent souvent que certains exercices ne respectent pas leur anatomie. Des répercussions importantes et potentiellement graves sont possibles sur leur quotidien et leur sexualité.

Avant de se lancer dans une activité, toute femme doit s’informer sur les risques pelvi-périnéaux potentiels liés à certains sports (fuites urinaires, descentes d'organes, etc.).

 

 

Penser à la compression pendant l'été


 


Nous sommes tous plus insouciants quand les beaux jours arrivent ou pendant les vacances.

Pourtant, nous devrions être plus attentifs sur certains phénomènes.

Ainsi, certains risques veineux augmentent avec la chaleur ou pendant les voyages.

Ainsi, plus le trajet est lointain, plus il convient de porter une compression médicale en mettant des bas, des collants ou des chaussettes de contention.

 


 

 

Pas de médicaments en grande surface

 


84% des patients n’accordent pas leur confiance aux grandes surfaces concernant la vente de médicaments.

C’est ce que révèle une enquête menée auprès de 2601 personnes en mars dernier.

86 % des femmes pour 80 % des hommes ne font pas confiance aux grandes surfaces pour vendre des médicaments et 86 % des 50 ans pour 82 % chez les moins de 50 ans. 

Ce sentiment est donc largement partagé et ce d’autant plus qu’on a besoin de médicaments et donc du conseil d’un professionnel de santé.


 

 

 

Obésité, un fléau mondial

La dénomination commune internationale

L'insomnie vous touche peut-être

Evolution de l'infarctus chez les femmes

Médicaments, jusqu'à 2 à 3 fois moins chers en France

Internet, attention danger

Tabagisme

Une meilleure prise en charge après hospitalisation

Prévention et dépistage

Le tabac facteur de risque

 

Le tabac facteur de risque

En France, le tabac tue environ 73000 personnes tous les ans. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt prématurément à cause du tabac et la moitié d’entre eux décèdent entre 35 et 69 ans. 90 % des cancers du poumon sont liés au tabagisme actif et un cancer sur trois est dû au tabac.

Cette première cause de mortalité pourrait être évitée en sensibilisant différemment les fumeurs. Ainsi, le test de Fagerström permet de contrôler la dépendance physique au tabac.

www.tabac-info-service.fr


 

L'apnée du sommeil n'est pas sans conséquences

L’apnée du sommeil n'est pas sans conséquences

Le syndrome d'apnée du sommeil doit être dépisté car il peut avoir de graves conséquences pour la santé. En effet, l'apnée du sommeil peut avoir comme conséquences des maladies cardiovasculaires, de la dépression, des accidents du travail et de la route.

Les agressions verbales en pharmacie en hausse

 

 

Chaque année, le Conseil de l’Ordre des pharmaciens publie le nombre des agressions subies par les pharmaciens. En 2014, il est en légère baisse par rapport à 2013 avec 152 déclarations en 2014 contre 161 en 2013.

Les agressions verbales arrivent en tête et représentent plus de la moitié des incidents déclarés. Viennent ensuite les vols à main armée (17 %) et les agressions physiques (11 %).

Ces agressivités verbales résultent le plus d'incompréhension ou d'exaspération des patients face à des refus de délivrance. Rappelez-vous que votre pharmacien est là pour vous aider, non pour vous compliquer la vie.

La prise en charge des maladies rares

La France est le pays leader mondial de la prise en charge des maladies rares. Ces maladies rares touchent par définition peu de patients. On parle de moins de 30 000 malades ou de moins d’une personne sur 2 000. Pour autant, ces maladies sont nombreuses, il en existe plus de 3 000. Des filières maladies rares sont structurées autour de 18 groupes de maladies.


Ainsi, ces groupes assurent l’animation et la coordination de 131 centres de références, de 501 centres de compétences et des plateformes de haute technologie.

 

Que faire face aux risques de l'allergie

De manière à sensibiliser les personnes allergiques sur l’anaphylaxie et le risque de choc mortel, un site www.urgence-anaphylaxie.com a été créé.  Il est destiné aux patients allergiques et à leur entourage comme aux professionnels de santé et aux professionnels de l’éducation). Ce site précise notamment comment créer une trousse d'urgence, ce qu’il convient de dire aux secours en cas d’urgence et comment utiliser un stylo d’adrénaline (Anapen, EpiPen et Jext)...

Dans le cadre d’une campagne de sensibisation, 1 200 trousses d’entraînement à l’urgence seront envoyées aux médecins scolaires afin qu’ils puissent s’initier et initier l’équipe professionnelle éducative au maniement des stylos auto-déclenchants.

 

 

Attention aux médicaments falsifiés

 

Les médicaments viennent en tête des produits les plus copiés. Ils représentent près de 29,5% des 2,5 millions de contrefaçons interceptées par les douanes françaises en 2014.

L’année dernière, les douaniers du Havre ont réalisé une saisie record de 2,4 millions de faux produits. Parmi ces contrefaçons, figurent surtout de l'aspirine, des anti-diarrhéiques et des produits contre les troubles de l'érection en provenance de Chine.

Rien qu’en mai 2014, Interpol a saisi de près de dix millions de médicaments contrefaits, dans 111 pays. Interpol a aussi réalisé la fermeture de 12 000 sites internet et procédé à des centaines d'arrestations.

Il convient donc d’être vigilant et ne se fier qu’à un site de pharmacie bien identifié par le Conseil de l’Ordre des pharmaciens.

Les adultes mal vaccinés

Si les Français pensent bien à faire vacciner leurs enfants, ils se montrent beaucoup plus négligents pour eux-mêmes.

En effet, près de 20 % des adultes ne savent pas où ils en sont dans leurs vaccins.

De plus, certains vaccins ne sont pas assez utilisés et d’autres sont rejetés. C’est ainsi qu’à peine 20 % des jeunes filles de moins 15 ans en 2014 se sont fait vacciner contre les papillomavirus.

Par ailleurs, seulement 47,3 % des personnes à risque, celles qui sont âgées ou qui souffrent de maladies chroniques, se sont fait vacciner contre la grippe. On le voit de réels progrès restent à faire !


Prescriptions en DCI


 

Depuis le 1er janvier 2015, les prescriptions doivent mentionner les principes actifs des médicaments, la DCI (Dénomination Commune Internationale).

Cette obligation ne suscite guère l'enthousiasme chez les médecins, surtout s'il s'agit d'écrire la DCI à la main. Le fait que tous les logiciels d'aide à la prescription (LAP) ne comportent pas encore cette option semble donc être un bon prétexte. La DCI peut être accompagnée de la dénomination de fantaisie ou de la marque.

 

 

Un portail Internet pour les personnes âgées

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé  et du Droit des femmes et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a lancé un portail Internet pour l’aide aux personnes âgées. L’objectif est de donner l’accès  à l’information sur la perte  d’autonomie, les aides, l’offre de services.

En effet, souvent les renseignements sont  parcellaires, parfois peu lisibles et pas toujours transparents. Ce site mentionne des liens vers des sources locales fiables (exemple : sites des conseils départementaux) et vers les sites des partenaires (prévention, caisses de retraite, fédérations d’aide aux personnes âgées, etc.).

Ainsi sur le portail, un simulateur permet d’estimer le reste à charge en  établissement d’hébergement pour personnes âgées  dépendantes, Ehpad (maison  de retraite médicalisée). Il propose aussi un annuaire des établissements et services médico-sociaux. 
Pour en savoir plus www.pour-les-personnes- agees.gouv.fr


 

Les troubles légers du sommeil

Près de 4 français sur 10 connaissent des troubles légers du sommeil. 

D’après un sondage réalisé en 2012, 69 % des adultes déclarent se réveiller la nuit : 36 % une fois, 22 % deux fois, 7 % trois fois et 2 % quatre fois et plus.

D’après les estimations des intéressés, ces réveils nocturnes durent en moyenne 24 minutes.

La journée du lendemain est souvent difficile quand on a vécu un sommeil léger et non reposant. Les personnes se plaignent alors de fatigue, de somnolence et de troubles de l'humeur.


 

L'état de santé en France


 

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a publié son rapport sur l’état de santé en France qui montre un allongement de l'espérance de vie, mais aussi des disparités sociales


Concernant l'espérance de vie, elle est de 85,4 ans pour les femmes en 2014 et de 79,2 ans pour les hommes. L'écart homme-femme continue de se réduire d'année en année. Ces espérances de vie sont au-dessus des moyennes européennes.

Le médicament ne se vend pas sur internet

 

D'après une étude réalisée par Celtipharm, le chiffre d'affaires, par site, en 2014, est de 65 000 euros, tous produits confondus. L'essentiel des ventes en ligne est réalisé sur les produits hors-médicament comme l'hygiène et la cosmétologie.

Les médicaments d'automédication représentent moins de 8 % des ventes sur internet. Le site Jim.fr note de son côté qu’une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet, en opposant les sites réglementés et les sites non réglementés. Il en ressort que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque d’un mauvais usage est très important.

Enfin, plus de la moitié (54 %) des personnes qui achètent en ligne choisissent d’aller chercher leur commande en magasin.

Ceci prouve combien le passage à la pharmacie est nécessaire et qu’une réservation sur le site est tout à fit suffisante et plus sécurisante.


 

Les acouphènes

Les acouphènes sont des bruits entendus de manière continue ou intermittente dans l’oreille ou dans la tête sans que ceux-ci ne proviennent de l’extérieur. 15 % de la population peut souffrir de ce phénomène à un moment de leur vie. Dans la grande majorité des cas, les acouphènes ne présentent aucun caractère de gravité.

Le plus souvent, l’origine des acouphènes est à un traumatisme auditif ou à l’usure de l’oreille du fait de l’âge qui entrainent une perte auditive. Heureusement, les acouphènes tendent souvent à diminuer naturellement par un processus de mise à distance et d’habituation. Pour autant, il convient de consulter un médecin dès l’apparition de bruits sans origine.


 

Les génériques en baisse


 

Le marché français du générique n’a représenté que 32 % du marché pharmaceutique remboursable en volume (18 % en valeur). Il a baissé de 4 % en 2014. Si en volume, 800 millions de boîtes ont été vendues, soit une hausse de 2 %, en prix il représente 3,3 milliards d’euros.

Selon l’OCDE, les génériques représentent environ 75 % du volume du marché des médicaments remboursés en Allemagne, au Royaume-Uni et au Danemark. Les Français doivent plus faire confiance aux génériques.

 

Les troubles du sommeil


 

En Europe,  25 à 35 % de la population souffre de troubles du sommeil Ce qui représente 75 à 110 millions d’individus.

Par ailleurs, 7% de cette population est touchée par l’apnée du sommeil. Cette pathologie est désignée sous le terme de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Elle se caractérise par des arrêts répétés (apnées) de la respiration au cours du sommeil. Outre le fait que ces phénomènes sont dangereux pour la santé, à cause de ces interruptions, le sommeil n’est pas récupérateur. Cela engendre une somnolence dans  la journée et joue sur la productivité au travail.

Les gains à l'arrêt du tabac


 

Dès le premier mois suivant l’arrêt des cigarettes, la toux et la fatigue diinuent, le souffle revient, la marche est plus facile.

1 an après la dernière cigarette, le risque d’infarctus diminue de moitié.

5 ans après l’arrêt du tabac le risque du cancer du poumon diminue presque de moitié.

10 à 15 ans après la dernière cigarette, l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Récupération des déchets piquants


L’éco-organisme DASTRI se charge de la collecte et de l’élimination des Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) piquants, coupants, tranchants (PCT), produits par les patients en auto traitement. Ce sont plus de 1,4 million collectés en France. Or, certains patients gardent les encore chez eux ou les jettent avec leurs ordures ménagères. Les pharmaciens d’officine sont souvent sollicités par les patients en auto traitement. 80 % des pharmacies proposent systématiquement des boîtes à aiguilles aux patients concernés.